NIORT (AFP) — Le groupe de vente par correspondance Camif qui s'est déclaré jeudi en cessation de paiement sera fixé sur son sort lundi après-midi par le tribunal de commerce de Niort qui a étudié le dossier dans la matinée, a-t-on appris de source judiciaire.
Après une audience de plus d'une heure trente, lundi matin, les syndicats se montraient pessimistes concernant l'avenir de la société Camif Particuliers (780 salariés) qui selon eux pourrait être "placée en liquidation judiciaire".
La maison mère historique de la Camif, Camif SA (200 salariés), serait en revanche placée en redressement judiciaire avec poursuite d'activités, selon eux.
Jeudi, le président de Camif Particuliers, Pierre Jullien, s'était montré pessimiste sur le sort de cette filiale détenue à 66% par le fonds américain Osiris Partners depuis décembre 2007, les 34% restants étant détenus par Camif SA.
"Il n'y a guère d'espoir de redressement. Cette maison meurt convalescente", avait-il déclaré à la presse.
Dans un communiqué, Camif Particuliers a attribué sa défaillance à des "tensions de trésorerie", conjuguées à la crise économique.
De son côté, Camif SA s'est déclarée également "en cessation de paiement avec demande d'une poursuite d'activité", et a "proposé un plan d'équilibre pour 2009 et 2010 au tribunal de commerce", selon le président du groupe Camif Louis Mallet.
La Camif, dont le siège social est situé à Chauray, aux portes de Niort, a été fondée en 1947 pour permettre aux enseignants de s'équiper après la guerre.
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