BORDEAUX (AFP) — Bordeaux, par moments flottant mais surtout séduisant, a réalisé qu'en dépit de son rang rien ne lui serait dû cette saison, à l'image du succès arraché sur le tard contre Caen 2 à 1 (mi-temps 0-1) samedi à Chaban-Delmas pour la 1re journée de L1.
Tôt surpris (0-1, 14e)) et menés jusqu'à l'heure de jeu, les Girondins ont puisé dans leurs intentions, leurs recrues mais surtout leur palette offensive, pour revenir par Gourcuff, et se détacher par Cavenaghi (79e), et s'offrir comme l'an dernier un départ victorieux.
Laurent Blanc avait prévenu ses joueurs: malgré leur superbe parcours 2007-08 et les grandes attentes placées en eux, rien ne leur serait acquis, ni offert. Surtout pas par des Caennais toujours joueurs, précis, et dont Savidan sera assurément un fer de lance.
L'avertissement dut résonner au quart d'heure de jeu, même si paradoxalement, par Wendel sur coup-franc (12), puis Gouffran de la tête (13), Bordeaux sortait juste alors de sa coquille.
Le néo-Caennais Savidan, lancé aux 50 m par Seube, profitait d'une interception ratée de Diawara, pour débouler sur la droite, et adresser un centre sur lequel Nivet se jetait parfaitement, plaçant du gauche le ballon dans le coin de Ramé (0-1, 14e).
Si l'assise défensive, attente prioritaire de Blanc en ce début de saison, laissait à désirer, Bordeaux affichait ses options en attaque, avec Gourcuff et l'ex-Caennais Gouffran s'exprimant, et se trouvant, de mieux en mieux.
L'animation devenait domination, puis grosse pression: ainsi Chamakh enroulant au-dessus (16), Fernando capté par Planté (19), Diawara de la tête (32), Wendel dénié d'une claquette (35), puis Gouffran trop court d'un cheveu sur centre de Gourcuff (42).
Cette mainmise n'allait pas sans flottements défensifs et de relance, imputables en partie à l'absence d'Henrique, aussi sans doute à l'oeil et au coups de patte de Savidan -comme ce tir-réflexe près du poteau (25). Le SM Caen a trouvé mieux qu'une consolation au départ de Gouffran.
Par Diarra, puis Cavenaghi (rentré pour Chamakh touché à la cheville), Bordeaux poussait encore, et Gourcuff, juste récompense de sa débauche d'énergie, ramenait au score en trouvant, aidé par le dos de Sorbon, la lucarne de Planté (1-1, 54).
Une combinaison Gourcuff-Gouffran, ce dernier plaçant son tir juste au-dessus du coin gauche (64) montrait encore les promesses du Bordeaux nouveau. Même si Savidan (65) puis Eluchans dans le petit filet (71) menaçaient, c'est le registre offensif de Bordeaux, finissant à trois attaquants, qui payait au final.
Cavenaghi, d'un bout de crâne, déviait un coup-franc de Gourcuff dans le coin du but caennais (2-1, 79). Pour un début victorieux, de justesse, mais qui aurait pu être bien plus emphatique sans Planté, et ses deux ultimes parades devant Diarra, puis Wendel.
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