Royal: la reconstruction du PS en crise ira "plus vite que prévu"

LA ROCHELLE (AFP) — La socialiste Ségolène Royal, battue par Nicolas Sarkozy à la présidentielle, s'est déclarée vendredi "optimiste" et persuadée que la reconstruction du PS en crise "ira plus vite que prévu", avant un rassemblement marquant la rentrée politique de ce parti.

"Je vais à l'encontre du pessimisme sur la difficulté à reconstruire" le Parti socialiste, a-t-elle dit aux journalistes peu avant l'ouverture de l'université d'été du PS à La Rochelle (ouest), assurant que "les choses iront plus vite que prévu".

"Je suis là pour que mon parti change et redevienne attractif, a affirmé Mme Royal, ex-compagne du numéro un du PS François Hollande.

Ségolène Royal a précisé qu'elle n'assisterait pas dimanche au discours de clôture de François Hollande qui a affirmé récemment vouloir faire "tout ce qu'il faut pour être prêt en 2010" afin d'être investi par le PS pour la présidentielle de 2012.

La séparation du couple Hollande annoncée en juin et leur rivalité ont alimenté le climat délétère au sein du parti qui traverse une grave crise de stratégie et de leadership après sa défaite à la présidentielle de mai et aux législatives qui ont suivi.

Plusieurs ténors du parti dont l'ancien ministre Dominique Strauss-Khan qui brigue la tête du Fonds monétaire international (FMI) ou les anciens Premiers ministres Laurent Fabius et Lionel Jospin ont boudé ce rassemblement.

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, présenté comme possible successeur de François Hollande en 2008, a tenu lui a être présent. "Il faut qu'on invente, on a des progrès à faire", mais "sans s'autodénigrer et sans s'autoflageller, avec le courage d'être lucides sur nous-mêmes", a-t-il affirmé.

Parmi les "quadras" qui ont tiré à boulets rouges sur la direction actuelle, Manuel Valls a estimé qu'il fallait commencer par "la rénovation des idées pour rebâtir une doctrine et des propositions, ce qui n'a pas été fait depuis longtemps".

Vilipendant notamment "une direction de 70 personnes qui se réunissent le mardi et ne produisent rien", il a estimé qu'il fallait aussi "changer l'organisation du PS.