PARIS (AFP) — Les sorties de films de ce mercredi sont dominées par la version grand écran de la série télévisée à succès "Sex and the City", et, dans un genre radicalement différent, par le portrait du footballeur de légende Diego Maradona signé Emir Kusturica.
"Française" de Souad El Bouhati (France, 1h21) avec Hafsia Herzi, Farida Khelfa, Maher Kamoun, Aymen Saidi, Amal Ayouch, Alexandra Martinez.
Sofia, née en France de parents maghrébins, passe son enfance dans la province française. Son père, qui souffre du mal du pays, décide un jour de partir pour le Maroc et à 10 ans, la petite fille se retrouve à travailler dans une ferme. Elle fait le serment de passer son bac, afin de rentrer en France pour ses 18 ans.
"Française" offre une réflexion sur l'émigration à contre-courant, incarnée par une jeune femme assoiffée de liberté. Hafsia Herzi, premier rôle de "La graine et le mulet" a reçu le Prix Marcello Mastroianni de la 64ème Mostra de Venise en 2007 et le César du Meilleur espoir féminin en 2008.
"Grace is Gone" de James C. Strouse (USA, 1h32) avec John Cusack, Shélan O'Keefe, Doug Dearth.
Stanley apprend la mort de sa femme Grace, tuée pendant son service en Irak. Alors qu'il cherche un moyen d'annoncer la triste nouvelle à ses filles, il décide de les emmener dans un parc d'attraction en Floride. Stanley se réconforte en écoutant la voix de son épouse sur le répondeur téléphonique, et se sent incapable de partager son chagrin avec ses enfants. "Grace is gone" raconte les difficultés des familles des soldats après la perte d'un proche au combat, et la solitude d'un père qui ne sait pas affronter la réalité de la mort.
"Haïti chérie" de Claudio Del Punta" (Italie, 1h39) avec Yeraini Cuevas, Valentin Valdez, Jean Marie Guerin, Juan Carlos Campos.
Jean-Baptiste et Magdaleine sont mariés et vivent dans une plantation de canne à sucre en République dominicaine. Après la perte d'un enfant, et la tentative de viol de Magdaleine par l'un des gardes de la plantation, Magdaleine rêve de repartir pour Haïti. Il s'enfuient avec Ernesto, médecin militant de la plantation et Pierre, un jeune coupeur de 14 ans. S'ensuit un exode à travers la République dominicaine où ils sont confrontés à l'univers touristique de l'île. Ils retrouvent une Haïti dévastée par la misère, et dont les habitants, défaitistes, préfèrent fermer les yeux sur la violence qui règne dans le pays. "Haïti chérie" montre le contraste entre une population qui n'a plus rien et rêve d'un monde meilleur, et un tourisme en pleine expansion.
"Maradona par Kusturica" d'Emir Kusturica (Espagne, 1h35) avec Diego Maradona: de sa main de légende contre l'Angleterre en Coupe du monde au bras d'honneur qu'il fait aux Etats-Unis, "Maradona par Kusturica", présenté au Festival de Cannes, revient sur une ex-star du ballon rond "qui aurait pu être révolutionnaire", selon le réalisateur serbe.
Le documentaire démarre dans les bidonvilles de Buenos Aires où a grandi le "gamin en or" qui jongle avec ses pieds comme d'autres avec leurs mains, et que son frère prend pour "un martien".
Malgré ses frasques, notamment avec la cocaïne, dix ans après avoir raccroché ses crampons, l'homme reste idolâtré par ses fans, de Buenos Aires à Naples en passant par Belgrade. "Toute sa vie, il l'a menée contre lui, mais c'est précisément pour ça que les gens le vénèrent", estime Kusturica.
"Le réveil des golems" d'Armand Geiger (France, 1h25) avec Candice Leclabart, Patrick Alaguerateguy.
Le mal est-il éternellement présent ? Peut-il s'incarner à travers le temps tantôt sous les traits d'un amoureux sorti des enfers pour retrouver la femme qu'il aime, tantôt sous ceux d'un führer avide de destruction ? Pour son premier long métrage, Armand Geiger entreprend rien de moins que de traiter du mystère du mal et de l'amour.
"Rise" de Sébastien Gutierrez (USA, 1h38) avec Michael Chiklis, Lucy Liu, Marilyn Manson, James D'Arcy. Interdit aux moins de 12 ans.
A Los Angeles, une journaliste qui enquête sur une secte de gothiques, est kidnappée par une bande de vampires. Laissée pour morte, elle se réveille, transformée en vampire. Elle décide de se venger et d'éliminer un à un tous les membres de cette secte, en faisant équipe avec un détective privé, dont la fille a été touchée par le même mal.
"Sex and the City, le film" de Michael Patrick King (USA, 2h15) avec Sarah Jessica Parker, Chris Noth, Kim Catrall, Cinthya Nixon, Kristin Davis.
Elles avaient abandonné leurs fans en plaquant le petit écran il y a quatre ans : les quatre filles de "Sex and the City" reviennent sur le grand écran, pour une ode stylée à l'amour, aux copines, à la mode et à new york, la-ville-qui-ne-dort-jamais.
Les revoici trois ans après la fin du dernier épisode, de nouveau attablées ensemble : Carrie Bradshaw (Sarah Jessica Parker, également productrice du film), qui a délaissé sa chronique s'attelle à son quatrième livre, Charlotte (Kristin Davis), la brunette en mal d'enfant est enfin mère de famille, la rousse avocate Miranda (Cynthia Nixon) congédie périodiquement le père de son fils et Samantha (Kim Catrall) qui aimait tous les hommes vit désormais rangée, croit-on, à Los Angeles.
"Soap" de Pernille Fischer Christensen (Danemark, 1h44) avec Joan Bentsen, David Dencik, Tryne Dyrholm.
Charlotte, 32 ans, quitte son compagnon et vient emménager juste en-dessous de Véronica, transexuel qui attend son opération. Véronica, plutôt solitaire, aime regarder son soap opéra à la télé, en compagnie de son chien. Charlotte, elle, peut tout avoir dans la vie, mais n'a pas de désirs. Les deux femmes vont se rapprocher et partager leurs histoires de coeur.
Grand prix du jury et Prix de la meilleure première oeuvre au 56e Festival de Berlin en 2006.
"Trop jeunes pour mourir" de Park Jin-Pyo (Corée du Sud, 1h07) avec Park Ghi-gyu, Lee Sun-ye. Avertissement au public.
M. Park, 72 ans, et Mme Lee, 73 ans, tous deux célibataires,se rencontrent dans une maison de retraite et tombent amoureux. Ils redécouvrent les bonheurs de la vie, du partage et... le sexe. Emplis d'une nouvelle joie de vivre, ils se sentent à présent trop jeunes pour mourir. Une histoire vraie qui aborde le tabou de la sexualité des personnes âgées.
Reprises:
"L'homme qui retrécit", de Jack Arnold avec Grant Williams, Randy Stuart
"Les tueurs", de Robert Siodmak, avec Ava Gardner et Burt Lancaster
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