La Bourse de Paris termine en baisse, pénalisée par le pétrole et les résultats

PARIS (AFP) — La Bourse de Paris a terminé en forte baisse, le CAC 40 cédant 1,78% dans un marché pénalisé par plusieurs publications de sociétés, dont celle de General Motors, et par la remontée brutale des cours du pétrole.

L'indice vedette a lâché 78,02 points à 4.314,34 points, dans un volume d'échanges modeste de 4,5 milliards d'euros, creusant nettement ses pertes en fin de séance.

Londres a abandonné 1,06%, Francfort 1,28% et l'Eurostoxx 50 1,66%.

"Le marché avait besoin de souffler après son rebond. Il a commencé à dévisser après les très mauvais chiffres de General Motors, qui se sont ajoutés aux déceptions sur Lafarge et Schneider Electric", a expliqué à l'AFP Jean-Philippe Muge, de SwissLife Gestion Privée.

La place parisienne, qui s'était un peu reprise après les chiffres moins mauvais que prévu de l'emploi américain, a replongé à partir de 15H30, à mesure que les cours du baril de brut remontaient aux alentours de 126 dollars.

"Le pétrole est reparti à la hausse et embarque toute la cote", a commenté Yves Marçais, vendeur institutionnel chez Global Equities, évoquant des "déclarations d'Israël sur l'avancée du programme nucléaire iranien".

Selon des sources de marché, le ministre des Transports israélien Shaul Mofaz, candidat à la succession du Premier ministre, a déclaré lors d'une visite à Washington que Téhéran était sur le point d'effectuer "une percée décisive" dans ses activités nucléaires.

Ces propos ont ravivé les craintes d'une intervention américano-israélienne contre l'Iran, alors que les Etats-Unis ont réclamé une réponse "ce week-end" du gouvernement iranien aux propositions faites par les grandes puissances pour le gel de son programme nucléaire.

TOTAL (-1,23% à 48,79 euros) a reculé bien qu'il ait dégagé un bénéfice net ajusté en hausse de 15% au premier semestre, à 6,977 milliards d'euros, sanctionné comme ExxonMobil la veille à New York.

EDF (-3,13% à 54,20 euros) a perdu du terrain après avoir renoncé dans l'immédiat au rachat du britannique British Energy, un revers qui s'ajoute à ses échecs en Espagne et en Belgique. L'électricien a publié des résultats semestriels conformes aux attentes.

LAFARGE (-7,85% à 80,91 euros) s'est nettement replié, le groupe s'étant abstenu de chiffrer la "nouvelle progression" attendue de ses résultats pour l'ensemble de l'année. Le cimentier a dégagé au premier semestre un bénéfice net en baisse de 2,5% sur un an.

VINCI (-1,12% à 36,09 euros) a succombé à la baisse du marché malgré la hausse de son chiffre d'affaires au premier semestre, et le maintien de sa prévision d'une progression du chiffre d'affaires annuel "proche de 10%".

EIFFAGE (+2,55% à 39,81 euros) a séduit les investisseurs avec la hausse de 11,6% de son chiffre d'affaires au premier semestre, grâce à des acquisitions et à une progression de toutes ses branches d'activité.

PEUGEOT (-1,78% à 30,98 euros), MICHELIN (-3,67% à 41 euros) et RENAULT (-3,59% à 51,78 euros) ont souffert après la dégringolade du résultat net de Nissan et les pertes colossales de General Motors.

TF1 (+0,81% à 11,15 euros) a dégagé un résultat net de 125 millions d'euros au premier semestre, en recul de 32,7% sur un an, en raison du coût de l'Euro 2008, des charges de réorganisation et du ralentissement de l'activité.

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