Carambolage de l'A10: procès en appel des dix automobilistes

POITIERS (AFP) — Le procès en appel des dix conducteurs condamnés par le tribunal correctionnel de Poitiers pour le carambolage de l'autoroute A10 qui avait fait neuf morts en 2002, s'est ouvert jeudi à Poitiers.

Sur les six automobilistes ou chauffeurs poursuivis pour "homicides involontaires", quatre ont été condamnés en première instance le 20 décembre à 3 mois de prison avec sursis et à des amendes de 250 à 750 euros.

Les deux autres ont été relaxés de ce chef d'accusation et condamnés à 500 et 750 euros d'amende pour "excès de vitesse et blessures involontaires".

Les quatre automobilistes jugés pour "blessures involontaires" ont été condamnés à des amendes comprises entre 750 et 1.150 euros.

Le procès en appel doit durer jusqu'à vendredi.

Le ministère public avait requis pour les dix conducteurs 3 mois avec sursis, assortis de 4 mois de suspension de permis de conduire et 350 euros d'amende à l'issue du procès qui avait duré deux jours en septembre 2007. Le parquet avait fait appel de l'ensemble des dispositions pénales. "La mort sur la route n'est pas une fatalité. Il faut réprimer fermement les comportements dangereux qui mettent en péril la sécurité des automobilistes", avait expliqué le procureur de la République Frédéric Fèvre.

Neuf personnes avaient été tuées et 39 autres blessées dans ce carambolage survenu le 5 novembre 2002 sur l'autoroute A10 (Bordeaux-Paris), par un épais brouillard, à hauteur de Coulombiers (Vienne). Au total, 58 véhicules dont 10 poids lourds avaient été impliqués dans l'accident.

En novembre 1993, un autre carambolage sur l'A10, à Mirambeau (Charente-Maritime), avait fait 15 morts et 53 blessés. Les 19 prévenus avaient été relaxés en première instance.

Mais, après appel du parquet, 15 d'entre eux avaient été condamnés en octobre 2002 à des peines légères: un an de prison avec sursis pour le chauffeur considéré comme le principal responsable, et de 500 euros d'amende à six mois de suspension de permis avec sursis pour les autres.