MONACO (AFP) — Le Paris SG "nouvelle version" de Charles Villeneuve a été logiquement battu par une jeune et combative formation de Monaco (1-0) samedi soir au Stade Louis-II lors de la 1re première journée du championnat de France de L1.
Paris, qui recevra Bordeaux le week-end prochain pour une rencontre déjà cruciale, débute ainsi très mal son championnat. Sans allant, les hommes de Paul Le Guen ont montré de lourdes défaillances face à un Monaco pourtant handicapé par de nombreux absents, mais très volontaire.
Malgré un mercato très calme, Monaco, plus équilibré que la saison dernière et emmené par un très très bon duo Gosso-Meriem, a démontré de belles qualités collectives et déjà de vraies ressources. Car, sans Gakpé, Bakar, Sago (blessés), ni Adu (parti aux JO), les Monégasques démarraient la rencontre affaiblis sur le plan offensif. D'autant plus que Ménez et Nenê, encore insuffisamment remis, débutaient sur le banc. Ce manque d'impact en attaque se ressentait sur le début de partie monégasque. La paire Pino-Nimani éprouvait les pires difficultés à se trouver en position de tir. D'ailleurs, durant la première mi-temps, jamais les hommes de Ricardo ne purent se créer d'occasion franche.
En face, le Paris SG, même sans Sessègnon suspendu, alignait, quant à lui, un quatuor offensif Giuly-Pancrate-Hoarau-Rothen attractif sur le papier. Pourtant, malgré quelques accélérations de l'ex-Romain, rien de pétillant à sélectionner avant la pause. La meilleure situation venait même de Ceara sur un centre-tir fuyant (40).
Les Monégasques avaient beau perdre, tour à tour, les défenseurs Adriano (13), touché à un genou par Pancrate, et Cufré (22), claqué alors qu'Hoarau partait au but et frappait à côté (21), le PSG demeurait très frileux. Et Ruffier, préféré à Roma, ne devait s'employer que devant Pancrate d'une belle sortie dans les pieds (28) et sur un tir dévié du même Pancrate (29).
Au retour des vestiaires, le scénario différait quelque peu. Les jeunes Monégasques se libéraient. Alonso était auteur d'une belle percée que Sakho stoppait difficilement (51). Plus mobile, Nimani allait aussi se mettre en évidence. Sur trois ouvertures de Meriem, il frappait successivement au-dessus (56), puis obligeait Landreau à s'employer (58 et 61). Toujours aussi peu incisif, le Paris SG ne se rebellaient que par l'intermédiaire de Pancrate (59) et Hoarau (70).
Monaco était plus à l'aise. Un nouveau ballon millimétré de Meriem permettait à Nimani d'ouvrir logiquement la marque d'une parfaite tête décroisée (1-0, 76). La fin de rencontre n'était même pas compliquée pour des Monégasques dont la supériorité était évidente.
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