GRENOBLE, (AFP) — L'ex-député maire de Grenoble Alain Carignon, 58 ans, actuel président de l'UMP/Isère, condamné en 1996 pour corruption, a annoncé mercredi dans un communiqué qu'il ne sera pas candidat aux élections municipales de Grenoble.
M. Carignon avait été battu par la socialiste Geneviève Fioraso, qui avait obtenu 63,03% des voix au second tour de la législative, le 17 juin, dans la 1ère circonscription de l'Isère, traditionnellement ancrée à droite. Il avait alors laissé entendre qu'il serait candidat à la mairie de Grenoble en 2008.
"Je ne suis candidat à rien", assure M. Carignon dans son communiqué.
"Par des divisions irrationnelles, les dernières élections législatives ont créé une situation politique préoccupante. Elles ont notamment permis aux pouvoirs locaux d'empêcher tout débat de fond. Il faut organiser les élections locales de mars 2008 sur des bases nouvelles pour rompre avec cette absence de démocratie qui prive les citoyens de vrais choix", ajoute-t-il.
"Président de l'UMP, je demeurerai actif et déterminé dès que nos valeurs seront en cause", assure encore l'ancien ministre.
"Mon seul et unique objectif est de faire gagner Grenoble et l'Isère", poursuit M. Carignon qui "espère que cette décision constituera le meilleur tremplin pour cette victoire".
Condamné en 1996 pour "corruption et abus de biens sociaux" et après avoir passé 29 mois en prison, Alain Carignon a fait son retour en politique en 2002 et espérait un siège de député qu'il n'a pas obtenu, malgré une lutte fratricide avec Richard Cazenave, le député UMP sortant.
Un proche d'Alain Carignon, Henri Baile, a annoncé samedi son intention de briguer l'investiture UMP à la municipale de Grenoble, de même qu'un avocat grenoblois, Hervé Gerbi. Le président des jeunes UMP de l'Isère, Fabien de Sans Nicolas, a laissé entendre qu'il avait également été pressenti pour s'engager.
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