Hollande assigne Choc en justice pour "violation de la vie privée"

PARIS (AFP) — Le premier secrétaire du PS François Hollande a assigné en justice l'hebdomadaire à sensation Choc pour "violation de la vie privée" à la suite de la parution dans ce journal de photos prises pendant ses vacances estivales, a annoncé son avocat, Me Gilles Bérès.

L'audience aura lieu vendredi à 15H00 au tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre, auprès duquel une assignation en référé de l'hebdomadaire a été déposée pour "violation caractérisée et intolérable de la vie privée de François Hollande", a-t-on indiqué de même source.

M. Hollande réclame 100.000 euros de dommages et intérêts. Les indemnités seront reversées au Mouvement national des chômeurs et précaires (MNPC), a précisé l'avocat.

Dans son avant-dernier numéro, l'hebdomadaire (Hachette Filipacchi Medias) avait publié des clichés de l'ex-compagnon de Ségolène Royal en train de se baigner dans la mer en compagnie d'une femme. Prise de dos et donc non identifiable, celle-ci n'est pas partie prenante à l'action en justice.

Ces photos faisaient suite à d'autres du même genre publiées courant août dans le magazine Closer. La femme qui y figurait, cette fois identifiable, avait obtenu du tribunal de Nanterre 15.000 euros de dommages et intérêts, pour atteinte à sa vie privée.

En revanche, M. Hollande n'avait pas obtenu l'interdiction de la diffusion de Closer qu'il demandait.

De ce fait, selon Me Bérès, une demande de réparation financière d'un montant important constitue la voie la plus appropriée pour protéger la vie personnelle des hommes politiques.

M. Hollande avait prévenu au mois de juin, après l'annonce de sa séparation avec Ségolène Royal, qu'il poursuivrait en justice toute intrusion de la presse dans sa vie privée.