PARIS (AFP) — Plusieurs anciens dirigeants du fournisseur d'accès internet Neuf Cegetel ont décidé de quitter le groupe après sa fusion avec SFR, dont l'ancien numéro 2 Michel Paulin, a-t-on appris mardi auprès de l'opérateur.
M. Paulin, ex-directeur général délégué de Neuf Cegetel et directeur général réseaux et innovation dans le nouvel ensemble, "quittera le groupe le 15 octobre", a annoncé SFR dans un communiqué.
Ce départ intervient peu de temps après celui de Philippe de Cuverville, ancien secrétaire général et directeur général délégué de Neuf, qui a démissionné "il y a deux semaines", a précisé à l'AFP un porte-parole du groupe, confirmant une information du site internet des Echos.
Le PDG de Neuf Cegetel, Jacques Veyrat, artisan de son développement, avait également quitté le groupe après le rachat.
Interrogé par l'AFP, un cadre de l'entreprise ayant requis l'anonymat, a estimé que le départ de M. Paulin constituait "un peu un échec pour le président (Frank Esser) et le comité de direction actuel".
"Michel Paulin est un homme dynamique et entreprenant (...) Visiblement il a eu du mal à s'insérer dans la structure", a ajouté cette source.
"Il a essayé pendant quatre mois, mais a estimé qu'il ne s'y retrouvait pas en terme de fluidité de décision, de dynamisme, de prise de risque, de responsabilité", a précisé ce cadre, en évoquant les "mêmes raisons" pour expliquer la démission de M. de Cuverville.
D'après lui, le rapprochement devrait néanmoins "se faire de façon fluide, progressivement". "Il n'y a pas d'antinomie forte (entre les deux équipes), mais il est certain que les gens de Neuf se sentent un peu orphelins car ils ont perdu tous leurs anciens dirigeants", a-t-il souligné.
Deux anciens cadres de Neuf Cegetel rejoindront le nouveau comité exécutif, a par ailleurs indiqué SFR: Pierre-Alain Allemand, directeur général des réseaux, et Eric Looss, directeur général des systèmes d'information.
SFR a finalisé fin septembre son rapprochement avec Neuf Cegetel. Le nouvel ensemble représente 12 milliards d'euros de chiffre d'affaires et revendique près d'un Français sur deux comme client.
La fusion va entraîner 450 suppressions nettes d'emplois, dans le cadre d'un plan de départs volontaires. Selon les syndicats, 800 emplois vont être supprimés et 350 personnes recrutées.
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