PARIS (AFP) — L'hebdomadaire Paris-Match, qui a été assigné en référé par Ségolène Royal pour avoir publié des clichés de l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle pris dans une église en Italie, sera fixé sur son sort le 29 mai.
Dans son édition du 30 avril, l'hebdomadaire avait publié deux photos de la présidente de la région Poitou-Charentes prises alors qu'elle se recueillait dans une église à Florence.
"Il est évident que ce sont des photos volées", "prises à l'insu" de Mme Royal, a plaidé jeudi son avocat, Me Emmanuel Tordjman, devant le juge des référés du tribunal de grande instance (TGI) de Paris.
"Un personnage public, qu'il soit candidat à la présidence de la République ou qu'il soit anonyme, a le droit au respect strict de l'intimité de sa vie privée", a encore défendu l'avocat, qui poursuit Paris-Match pour atteinte à l'intimité de la vie privée et au droit à l'image.
Il réclame 30.000 euros de dommages et intérêts.
"Mme Royal n'était pas en couverture" de ce numéro. "C'est vous qui en faites un sujet médiatique, pour des raisons démagogiques", lui a répondu l'avocate de Paris-Match, Me Marie-Christine de Percin.
Ainsi, a-t-elle rappelé au juge des référés Anne-Marie Sauteraud, Mme Royal "a affiché qu'elle était une catholique militante", comme par exemple durant la campagne présidentielle où elle avait invité des photographes à la suivre alors qu'elle allait se recueillir dans une église de Marseille.
Quelques jours après que Ségolène Royal eut critiqué Nicolas Sarkozy qui avait défendu le rôle des prêtres dans la société, "on a eu envie de lui rappeler qu'elle était catholique" et que "les images démentaient les propos qu'elle avait tenus trois jours auparavant", a conclu Me de Percin.
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