La Bourse de Paris se replie (-0,52%), freinée par le record du pétrole

PARIS (AFP) — La Bourse de Paris s'est repliée lundi, le CAC 40 cédant 0,52% et perdant le peu de points glanés vendredi, dans un marché où les prix records du pétrole ont une nouvelle fois brisé toute velléité de reprise.

Après en avoir gagné 10 vendredi, l'indice parisien a abandonné 24,56 points à 4.657,74 points, dans un volume de transactions de 4,6 milliards d'euros. Depuis le début du mois de juin, la baisse atteint 7,1%.

"Rien que le cours du baril suffit à geler toute initiative. On s'étonne un peu de la réaction du marché du pétrole à l'annonce d'une hausse prochaine de la production saoudienne. Mais les opérateurs se disent sûrement qu'il vaut mieux attendre la réunion de Djeddah pour être fixé", a commenté un vendeur d'actions parisien, interrogé par l'AFP.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait indiqué dimanche que l'Arabie saoudite allait augmenter sa production de pétrole de 200.000 barils par jour en juillet. Le premier exportateur de pétrole au monde accueillera à Djeddah une réunion des principaux pays producteurs et consommateurs le 22 juin.

"Depuis le début du mois, c'est le baril qui cause les principales difficultés des marchés d'actions. Il faut espérer qu'à un moment on parlera d'un autre thème, parce que ça commence à devenir très, très limité", a poursuivi le vendeur d'actions.

Total (+0,60% à 52,61 euros) a empêché une plus forte baisse de l'indice, après l'accord signé avec le géant pétrolier chinois CNOOC, auquel il fournira à partir de 2010 jusqu'à un million de tonnes par an de gaz naturel liquéfié (GNL).

Bouygues (-2,84% à 45,44 euros) a fini en queue du CAC 40, effaçant les 2,86% gagnés vendredi.

Danone (-2,75% à 51,25 euros) a été pénalisé par des commentaires d'UBS qui s'est montré prudent sur les perspectives et la valorisation du géant agroalimentaire, dans un contexte de pression sur les marges.

Michelin (-2,74% à 50 euros), en chute de 20% sur un mois, souffre toujours de prix des matières premières élevés.

EADS (-2,05% à 13,87 euros) a pâti d'une hausse de l'euro et des propos de son président exécutif Louis Gallois, indiquant que le calendrier était "de plus en plus tendu" pour le premier vol de l'avion de transport militaire A400M d'Airbus prévu cet été.

Air France-KLM (+0,49% à 16,50 euros), en nette hausse dans la matinée grâce à une note de Goldman Sachs estimant que face à l'envolée des coûts le secteur aérien devrait se concentrer en faveur des plus grands groupes, a fini sur un gain modeste.

EDF Energies nouvelles (EDF EN) (+4,00% à 42,94 euros) a été l'un des gagnants de la hausse du pétrole.