PARIS (AFP) — Avant la session extraordinaire, le gouvernement veut déminer le terrain sur le dossier du RSA avec sa majorité à l'Assemblée cette semaine, marquée aussi par les élections sénatoriales et les tractations au PS en vue du congrès de novembre.
Les députés examinent en effet en commission les deux textes à l'ordre du jour de la session extraordinaire, qui débute le 22: le projet de loi sur la participation et le texte généralisant le Revenu de solidarité active (RSA).
Si le principe du RSA ne pose pas problème, son financement par une taxe sur les revenus du capital et de l'épargne sera au coeur des débats avec moult amendements.
Les libéraux de l'UMP sont hostiles à une telle taxation, mettant en avant la promesse de Nicolas Sarkozy de ne pas augmenter les impôts, tandis que la gauche, les centristes mais aussi les "gaullistes sociaux" de l'UMP exigent que les bénéficiaires du bouclier fiscal n'en soient pas exonérés.
Le "père" du RSA, Martin Hirsch, viendra défendre mardi son projet devant les députés du Nouveau centre puis ceux de l'UMP avant d'être auditionné par la commission des Affaires sociales le lendemain. Les députés vont aussi s'attaquer à un autre dossier chaud de la rentrée, le fichier de renseignements Edvige, très controversé, avec des auditions mercredi en commission des Lois.
Les regards seront également tournés vers le Sénat, dont un tiers des sièges sera renouvelé dimanche. Le scrutin devrait se traduire par une poussée de la gauche, sans remettre en question l'ancrage à droite de la Haute assemblée. En coulisses, la bataille fait déjà rage pour la succession du président Christian Poncelet, notamment entre les deux principaux prétendants Jean-Pierre Raffarin et Gérard Larcher.
Au PS, la semaine qui s'ouvre s'annonce décisive pour connaître les alliances en compétition au congrès de Reims, d'où sortira le nom du nouveau premier secrétaire. Les tractations vont en effet se poursuivre jusqu'au 23 septembre, qui sonnera la fin du premier acte, avec le dépôt des motions des forces en présence.
Samedi, deux partisans de Ségolène Royal pendant la primaire PS de 2006, les présidents de région Jean-Yves Le Drian et Alain Rousset, ont rejoint Bertrand Delanoë. Alors que Mme Royal table sur son grand rassemblement du Zénith le 27 septembre pour revenir dans l'arène, le maire de Paris fera meeting commun avec François Hollande mardi dans le Val-d'Oise, avant des déplacements en Avignon et dans la Nièvre. Martine Aubry sera mercredi à Strasbourg.
De son côté, le chef de l'Etat rencontrera vendredi les familles des militaires tués en Afghanistan. Il doit également s'entretenir mardi à l'Elysée avec le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, qui devrait, lui, recevoir jeudi à Rome François Fillon. De là, M. Fillon devrait rejoindre la station balnéaire de Sotchi au bord de la mer Noire pour y retrouver son homologue russe Vladimir Poutine pour un forum économique.
C'est également dans la semaine que Matignon doit faire connaître aux syndicats ses "orientations" sur l'aide individuelle au transport promise en juin par le Premier ministre en réponse à la hausse du prix des carburants.
Le gouvernement envisagerait d'instaurer un remboursement partiel obligatoire des abonnements des transports en commun par les employeurs, comme en Ile-de-France, et une aide forfaitaire facultative pour les déplacements en voiture, sur "la base du volontariat" des entreprises.
Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés. Plus »
