PS : la constitution doit n'être révisée qu'à "une forte majorité"

PARIS (AFP) — André Vallini, secrétaire national du PS aux institutions, a estimé jeudi que le texte de la Constitution ne devait être révisé qu'"à une forte majorité", et non pas à quelques voix, "ric rac".

Il a réitéré, lors d'un point de presse, que la majorité des 3/5èmes nécessaire pour faire passer la réforme au Parlement n'était "pas acquise pour Nicolas Sarkozy". Mais, a-t-il rappelé, "la minorité de blocage des 2/5èmes n'est pas non plus acquise" pour la gauche.

Il a expliqué que si les choses sont "à peu près claires" à l'Assemblée, "c'est plus fluctuant, plus flou au Sénat, avec des votes parfois porteurs de surprise". Le Premier secrétaire du PS François Hollande devrait rencontrer à ce propos "dans les prochains jours" Jean-Michel Baylet, président des radicaux de gauche et sénateur.

"Les choses peuvent se jouer à quelques voix", a souligné M. Vallini, ce qui "serait dommage pour une grande réforme". Il considère aussi comme très dommage de "laisser passer cette occasion de moderniser nos institutions, de renforcer notre démocratie, de l'approfondir".

Si les propositions socialistes sont retenues, les parlementaires PS n'auraient "aucun problème à voter ces réformes", a-t-il dit. Selon lui, les convergences ont été "quasi totales sur la quasi totalité des points soulevés" mercredi soir entre François Hollande et François Bayrou, président du MoDem, "la seule divergence" tournant autour de la possibilité pour le président de la République de venir parler devant le Parlement.

"S'il vient devant le Parlement (...), ça déséquilibre un peu plus les institutions", a souligné M. Vallini. "Sur le plan symbolique, ça signerait un effacement définitif du Premier ministre et du gouvernement", et donc "un affaiblissement du Parlement". Mais, a-t-il déclaré, nous n'en ferons pas "une fixation obsessionnelle", et si "toutes les autres propositions" du parti socialiste étaient acceptées, "on pourra y réfléchir".