Delanoë (PS) souhaite un "compromis" sur la réforme des institutions
PARIS (AFP) — Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a souhaité vendredi un "compromis" sur la réforme des institutions, "parce qu'il y a des occasions qu'il ne faut pas rater".
"Pour pouvoir voter la réforme constitutionnelle, il faut que tout le monde fasse des pas, et la majorité UMP, le gouvernement doivent faire des pas".
Il a cité parmi ces "pas", "le droit de vote des étrangers aux élections locales, une dose de proportionnelle à l'assemblée nationale et une démocratisation du Sénat au profit de la démocratie".
"Je souhaite que le compromis intervienne parce qu'il y a des occasions qu'il ne faut pas rater", a-t-il dit, après avoir participé sur le parvis de l'Hôtel de Ville à la "votation citoyenne" visant à faire inscrire dans la prochaine réforme constitutionnelle le droit de vote des étrangers aux élections locales.
Selon M. Delanoë, "refuser" aux étrangers de "participer aux élections locales, c'est vraiment être contre la liberté".
"Je m'interroge sur les intentions réelles du président de la République puisqu'il avait dit qu'à titre personnel, il était pour. Est-ce que cela voudrait dire que le président de la République n'a pas d'influence sur les députés UMP? Il y a peut-être beaucoup d'hypocrisie dans tout cela", a encore dit à la presse Bertrand Delanoë.
"Il est encore temps d'être sincère, authentiquement réformateur, et admettre que ce ne peut pas être tout le programme de la gauche ou tout le programme de la droite, mais ce qui est bon pour toute la France", a-t-il ajouté.

