PARIS (AFP) — La Bourse de Paris a terminé en léger rebond jeudi, le CAC 40 gagnant 0,24% au terme d'une séance extrêmement instable où les investisseurs ont peiné à trier entre des statistiques contrastées et des nouvelles mitigées sur le secteur financier.
L'indice parisien a regagné 11,39 points, à 4.672,30 points, après en avoir abandonné 100 la veille, dans un volume de transactions étoffé de 6,2 milliards d'euros. Le CAC 40 a varié entre -0,31% et +0,73%, multipliant les retournements de tendance dans l'après-midi.
Londres a avancé de 1,17%, Francfort de 0,97% et l'Eurostoxx 50 de 0,99%.
"Les marchés font une petite pause après la forte baisse de mercredi. Mais avec le thème de l'inflation, ils redeviennent extrêmement nerveux et vendent à la moindre mauvaise nouvelle, quitte à regarder un peu plus en profondeur ensuite", a expliqué à l'AFP Jean-Philippe Muge, de Swisslife Gestion Privée.
Signe de cette forte volatilité, le débarquement par Lehman Brothers de ses directeurs financier et opérationnel a fait plonger la place parisienne. L'annonce par la même banque du succès de son augmentation de capital de six milliards de dollars n'a pas suffi à ramener le calme.
Les statistiques américaines du jour ont suscité les mêmes réactions contrastées, entre la hausse plus élevée que prévu des demandes hebdomadaires d'allocations chômage et la progression, également supérieure aux attentes, des ventes de détail en mai.
Total (-0,92% à 52,91 euros), qui avait contribué en grande partie à la hausse de l'indice parisien dans la matinée, après la cession au français Rubis de son activité GPL en Espagne, a succombé dans l'après-midi au repli des cours du brut.
EDF (-5,63% à 65 euros) a souffert de la prolongation jusqu'en 2010 du tarif d'électricité spécifique pour les entreprises françaises, qui fait redouter aux analystes un passage plus tardif que prévu au "marché libre", un élément clé de leurs projections sur le titre.
BNP Paribas (+2,74% à 61,28 euros), Crédit Agricole (+4,34% à 14,17 euros), Société Générale (+1,46% à 58,30 euros) et Dexia (+4,20% à 13,65 euros) ont nettement rebondi, malgré la suspicion entourant les valeurs financières.
Gaz de France (-2,46% à 42,09 euros) a reculé après avoir annoncé l'envoi par la Commission européenne de griefs quant à une concertation avec l'allemand EON pour restreindre la concurrence sur leurs marchés respectifs.
Michelin (+0,48% à 48,01 euros), Renault (+0,45% à 58,30 euros) et Peugeot (-0,53% à 35,92 euros), malmenés ces dernières semaines en raison de la flambée du baril, ont diversement profité de la modération des prix du pétrole.
Vallourec (+3,69% à 208 euros), déjà auteur de la deuxième meilleure performance du CAC 40 depuis le début de l'année, a été aidé par une note de CA Cheuvreux, qui a intégré le leader mondial des tubes en acier sans soudure à sa "sélection nationale" de valeurs.
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