Ligue 1: Bordeaux domine Caen pour revenir sur les pas de Lyon

BORDEAUX (AFP) — Déterminé et par moments séduisant, Bordeaux a fait le nécessaire pour grignoter deux points au leader Lyon et rêver encore un peu, en dominant Caen 2 à 1 (mi-temps 0-0) dimanche pour la 33e journée de Ligue 1.

Un doublé -son 5e- de l'Argentin Cavenaghi, grimpant sur le podium des buteurs de L1 (3e avec 14 buts) a scellé la 3e victoire d'affilée de Girondins, portés encore par leur efficacité sur coups de pied arrêtés.

Assurément, Bordeaux n'a pas lavé l'affront du 0-5 de l'aller en Normandie fin novembre. Mais l'OL n'est plus qu'à 4 points devant, le 3e -l'OM désormais- repoussé à 9 derrière. Et c'étaient bien là les priorités bordelaises. Celle du 12e Caen, sécuriser mathématiquement le maintien, est remise à un peu plus tard, peut-être dès samedi avec la réception du PSG.

"On se souvenait tous du match aller, mais j'avais prévenu les garçons de ne pas se tromper d'objectif", soulignait Laurent Blanc, entraîneur bordelais satisfait "du résultat et de la production, surtout après la pause". Mais prompt à mettre un bémol aux rêves de titre.

"Sur les cinq derniers matches (dont des voyages à Toulouse, Marseille et Lens, ndlr) il faudrait un sans-faute de notre part, et que Lyon chute deux fois. Connaissant la qualité de Lyon, c'est un peu difficile à imaginer, même si dans le football tout peut arriver..."

Après une belle bagarre initiale pour le contrôle du milieu, Bordeaux sembla poser sa patte et se créer des situations intéressantes, entre énergie et alternance, donnant lieu à de jolies séquences construites. Mais Planté, admirable, frustrait à loisir, se couchant sur un tir rasant de Cavenaghi (7), et gagnant deux duels chauds avec l'Argentin (9, 41).

En face, la défense girondine, avec la charnière Henrique-Diawara reconduite malgré Planus disponible, prenait la mesure de Jemaa. Mais elle se trouvait parfois démunie sur des jaillissements des milieux normands.

Quand il n'était pas aidé par la maladresse caennaise (Gouffran décalé mais dévissant, 28) Ramé s'interposait avec brio, pour sortir un centre tir d'Eluchans (13), stopper un tir de Proment (45).

"On a eu des occasions, de bons mouvements, c'était cohérent. On peut regretter un manque de lucidité, la dernière passe qui nous a trahis", convenait l'entraîneur Franck Dumas, au final pas si abattu. "C'est une défaite qui ne fait pas trop mal, car on n'est pas loin du bonheur" du maintien.

Encore une fois, c'est un coup de pied arrêté bordelais qui faisait sauter le verrou, au début d'un 2e acte réattaqué avec gaz par les Girondins plus équilibrés et agressifs dans les duels.

Cavenaghi, avec l'aise du renard oublié dans la surface, déviait un coup-franc de Wendel, prenant Planté à contre-pied (1-0, 52).

Bordeaux galvanisé poussait encore. Un tir de Fernando (60) heurtait la barre, Alonso butait sur Planté (67), et Micoud rentré en jeu touchait à son tour du bois (76). Sur l'action, une main de Seube entraînant un penalty exécuté par Cavegol (2-0, 77).

Menacé dès lors seulement par une certaine griserie, Bordeaux laissait Caen revenir trop près, comme sur un tir de Deroin capté par Ramé (81), ou un corner mal renvoyé, sur lequel Sorbon venait ajuster le portier bordelais (2-1, 89). Trop tard pour un vrai suspense.

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