La Bourse de Paris fait du surplace après une autre alerte bancaire

PARIS (AFP) — La Bourse de Paris a terminé parfaitement stable mardi, le marché limitant les nouveaux dégâts causés sur le secteur financier par la banque américaine Wachovia grâce notamment au secteur de l'énergie, avec l'envolée de Suez Environnement.

L'indice vedette a avancé de 0,12 point à 4.327,26 points, dans un volume d'échanges de 5,3 milliards d'euros, étoffé mais en nette baisse par rapport aux 10 milliards enregistrés la veille. Le CAC 40 a évolué dans une fourchette assez large, entre 4.259 et 4.332 points.

Londres a reculé de 0,74% et l'Eurostoxx 50 de 0,23%, mais Francfort a progressé de 0,28%.

"Il y avait deux indicateurs à suivre: les publications des banques - quand elles ne sont pas bonnes l'indice baisse, comme par exemple la banque américaine Wachovia-, et les cours du Brent. Beaucoup considèrent qu'on est en train de casser la barre des 130 dollars à la baisse, cela libère beaucoup de pression", a expliqué à l'AFP un vendeur d'actions d'une société indépendante.

Les investisseurs ont été pris entre deux feux à la Bourse de Paris. D'un côté, Wachovia a affiché une perte cinq fois plus lourde qu'anticipé, affectée par le passage de 14,6 milliards de dollars de provisions et de charges exceptionnelles. De l'autre, les cours du pétrole se repliaient sous les 130 dollars à New York.

L'euro s'est par ailleurs replié face au dollar, alors que le président de la Fed de Philadelphie a soutenu l'idée d'une hausse des taux directeurs.

GDF Suez (-4,02% à 42,00 euros) a finalement terminé en baisse pour la première journée de cotation du nouvel ensemble, les analystes jugeant son potentiel de progression limité.

Suez Environnement (+29,29% à 18,10 euros) s'est envolé pour son entrée en Bourse, loin du prix d'introduction de 14 euros fixé la veille au soir, la plupart des analystes ayant fixé des objectifs de cours nettement supérieurs à ce niveau.

Veolia Environnement (+2,92% à 33,87 euros) a bénéficié du même engouement, et reprend un peu de terrain après avoir cédé plus de 44% depuis le début de l'année.

Total (+2,86% à 49,02 euros), première pondération du CAC 40, a soutenu le marché.

BNP Paribas (+0,43% à 63,04 euros), Crédit Agricole (-3,12% à 13,66 euros), Société Générale (-0,93% à 57,69 euros) et Natixis (-5,15% à 5,34 euros) ont souffert en plus de la perte colossale de Wachovia.

Hermes (-6,96% à 93,78 euros) a été sévèrement sanctionné malgré la hausse à deux chiffres de ses ventes au premier semestre, les investisseurs déplorant des effets de change qui incitent le groupe à viser pour l'ensemble de l'année une rentabilité stable.

France Télécom (-3,64% à 19,08 euros) et Vivendi (-3,18% à 25,88 euros) ont pâti de l'annonce de Vodafone selon laquelle son chiffre d'affaires serait affecté par la crise économique.

Faurecia (+8,16% à 25,32 euros) est monté en dépit de résultats semestriels "légèrement en dessous des attentes" et d'un environnement "qui devrait se dégrader sur les prochains mois", selon le Crédit Mutuel-CIC.