MARSEILLE (AFP) — Le Paris SG, roi du contre, a fait lourdement chuter Marseille, transparent et friable en défense en seconde période, pour la première fois de la saison dimanche au Vélodrome lors de la 10e journée de L1 (2-4).
Vertement corrigés jeudi en Coupe de l'UEFA par Schalke 04 (3-1), les Parisiens enregistrent leur première victoire à Marseille en championnat depuis novembre 2003. Le mérite en revient pour beaucoup à Paul Le Guen, qui avait envoyé une équipe B en Allemagne...
Sans âme à Eindhoven mercredi en Ligue des champions (0-2), l'OM fait vraiment une très mauvaise affaire. Car la place de leader, qu'il occupait encore lors de la 4e journée le 30 août, lui tendait les bras après le nul de Lyon à Auxerre samedi (0-0).
Le cauchemar d'Eindhoven avait pourtant visiblement donné des idées au coach marseillais Eric Gerets, qui devrait de nouveau donner de la voix pour recadrer ses troupes... Exit en effet le défenseur central Ronald Zubar, impliqué dans les deux buts bataves et remplacé dans l'axe par Lorik Cana, mais aussi Hatem Ben Arfa, trop nonchalant. A sa place: Mathieu Valbuena, derrière les deux pointes Niang et Koné en permutation permanente.
L'actionnaire principal du club Robert Louis-Dreyfus, en visite au Vélodrome pour la deuxième fois de la saison, n'aura apprécié le changement que le temps d'une mi-temps: la défense centrale tenait le choc et Valbuena inscrivait son premier but de l'année, récupérant avant la mi-temps un ballon relâché par Landreau sur une frappe de Koné (45).
Jusqu'alors, les débats étaient plutôt équilibrés, à défaut d'être flamboyants.
Le bloc parisien coulissait bien, permettant une bonne circulation du ballon qui nourrissait de nombreux contres. Le but d'Hoarau de la tête sur un corner de Rothen ne devait ainsi rien à personne (0-1, 10).
L'OM officiait plus en intermittent du spectacle, peinant à trouver les espaces mais sans relâcher les efforts. Koné, guère efficace dans le dernier geste, jouait ici le harceleur, tout comme Niang. Sur un centre de Kaboré (titularisé milieu droit), mal négocié par Bourillon, l'international sénégalais inscrivait alors de la tête son 4e but de l'exercice (1-1, 21). Il ratait même d'une semelle la balle du 2-1 au bout d'un centre de Valbuena (33), lui aussi accrocheur.
La seconde période était nettement plus parisienne... Luyindula se chargeait en effet d'égaliser d'une pichenette en se glissant dans la défense centrale marseillaise (2-2, 53) dépeuplée par la montée de Cana et l'absence de Hilton, alors soigné sur le bord du terrain.
Peu après la seule action dangereuse de l'OM (une volée de Cheyrou sur la transversale), un coup-franc de Rothen rebondissait dans la surface sans trouver preneur, jusqu'aux filets de Mandanda (2-3, 73).
La messe parisienne n'était pas terminée, car Hoarau, héros du soir, plongeait le Vélodrome dans la stupeur au bout d'un contre de Luyindula (2-4, 82). L'audace offensive parisienne avait payé.
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