Le PS accuse Sarkozy d'ouvrir "un cycle de provocations permanentes"

PARIS (AFP) — Le PS a accusé lundi Nicolas Sarkozy d'ouvrir un "cycle de provocations permanentes" et d'engager "une entreprise de déstabilisation, de division et de désorganisation" du pays, après ses propos samedi devant l'UMP sur le faible impact des mouvements de grève.

"Ce qui s'est passé samedi c'est grave", "c'est une entreprise de déstabilisation, de division et de désorganisation qui est engagée", a affirmé Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du premier secrétaire François Hollande, lors du point de presse hebdomadaire du PS.

"On est entré dans un cycle de provocations permanentes", a-t-il accusé en dénonçant de la "manière la plus ferme et la plus claire qui soit" les propos du président de la République et de plusieurs responsables de l'UMP lors du conseil national du parti majoritaire.

Selon lui, les déclarations du chef de l'Etat constituent une "déstabilisation et même une humiliation pour le syndicalisme français". Et vis-à-vis de l'opposition, "il a eu des mots et des formules qui s'apparentent à des insultes".

"Nicolas Sarkozy donne l'image d'un président devenu un chef de clan, ce n'est plus un chef de l'Etat, c'est le chef de l'UMP", a dénoncé M. Le Foll.

"On ne peut pas gouverner un pays avec cette méthode sauf à chercher le conflit", a-t-il poursuivi rappelant "l'attitude" de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de l'institution militaire et de l'audiovisuel public : "Là aussi, on a droit au mépris et aux décisions unilatérales et personnelles", a-t-il affirmé.

L'eurodéputé s'est, en outre, "étonné" de la présence de José Manuel Barroso (président de la Commission européenne) au conseil national de l'UMP : "On ne voit pas très bien quel est le sens de sa présence", a-t-il dit.

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