CLERMONT-FERRAND (AFP) — Deux mois après la disparition du petit Antoine, 6 ans et demi, à Issoire (Puy-de-Dôme), et malgré les très importantes recherches sur le terrain, l'enquête se poursuit tous azimuts, mais le mystère reste entier.
"On n'est pas plus avancé aujourd'hui que le 11 septembre", le soir où la mère d'Antoine a signalé la disparition de l'enfant à son retour d'un dîner au restaurant avec son nouveau concubin, a reconnu lundi le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat.
"Mais le travail continue et mon sentiment est qu'il finira pas payer car les juges d'instruction sont déterminés et les enquêteurs ne lâchent pas l'affaire", s'est empressé d'ajouter le magistrat qui a ouvert le 14 septembre une information judiciaire pour "enlèvement et séquestration de mineur".
Les 23 enquêteurs de la cellule "disparition 63" "travaillent avec méthode, aucune des portes n'a été fermée", a-t-il dit, soulignant qu'on "ne recherchait pas un corps, mais l'enfant, car on peut toujours espérer qu'il soit vivant".
M. Coquillat ne croit guère toutefois à l'hypothèse avancée par certains médias, selon laquelle Antoine aurait pu être enlevé à sa mère pour le soustraire à son milieu familial : "c'est tiré par les cheveux mais toutes les hypothèses restent valables", estime-t-il.
"Toutes les options restent d'actualité, si l'une d'elles avait été déterminante on se serait focalisé dessus, mais ce n'est pas le cas, il n'y pas de piste flagrante", a déclaré pour sa part le lieutenant-colonel Pascal Palayer, officier de communication pour la région Auvergne.
La mère d'Antoine, Alexandrine, une serveuse de restaurant de 23 ans, avait notamment été placée en garde à vue, et remise en liberté faute de charges suffisantes. Elle s'est depuis constituée partie civile.
"On travaille toujours dans l'entourage de l'enfant", a souligné l'officier, qui juge toutefois "pas du tout fiable" un témoignage selon lequel Alexandrine et son concubin auraient été aperçus roulant dans une voiture blanche, peu avant qu'elle ne signale la disparition de l'enfant, alors qu'ils ne savent conduire ni l'un ni l'autre.
"On avance, mais très lentement, avant de fermer définitivement une porte, c'est compliqué, a ajouté M. Palayer, surtout dans ce milieu assez trouble où la mère, qui a déjà fait de la prison (pour trafic de stupéfiants) est rompue au domaine judiciaire et ne se laisse pas troubler par une garde à vue ou une audition".
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