Xavier Darcos exclut tout retrait des projets de réforme

PARIS (AFP) — Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a exclu dimanche sur Europe 1 tout retrait des projets de réforme du gouvernement "quelle que soit la dimension des manifestations".

Interrogé sur sa volonté ou pas d'"assouplir, réduire ou retirer certains de (ses) projets", le ministre a répondu: "bien sûr que non".

"Parce que, a-t-il poursuivi, les réformes que nous avons engagées nous les avons engagées d'abord parce que nous les croyons nécessaires au bien des jeunes de France (...). La seule question que je me pose chaque fois que je prends une décision c'est est-ce que il semble que ce soit utile ou pas à améliorer l'école de la Nation".

"Je suis au gouvernement pour accomplir ce que nous avons promis que nous ferions, nous avons un projet, nous avons un programme, nous avons une volonté de réforme et quelle que soit la dimension des manifestations et leur aspect rituel d'ailleurs, quelle que soit leur importance même, jamais elles ne l'emporteront sur la légitimité démocratique de ce gouvernement qui a reçu mandat de réformer", a-t-il ajouté.

Le ministre s'exprimait à l'issue d'une nouvelle manifestation à Paris des personnels de l'éducation, rejoints par des parents et des lycéens, à l'appel de la FSU, qui a rassemblé 45.000 personnes venues de toute la France, selon la FSU, 20.000 selon la police, chiffre que M. Darcos a opposé au 1,2 million de personnes qui travaillent dans l'éducation.

"Je suis à l'écoute des enseignants, des professeurs, peut-être plus des professeurs que des syndicats", a ajouté M. Darcos, qui distingue "tous ceux qui au quotidien sont dans les classes et l'appareil institutionnel syndical, même si (il) le respecte".

Le ministre a annoncé que les syndicats recevraient lundi de sa part une "lettre les invitant à venir (le) voir" pour discuter des réformes à venir.

"Discuter, débattre c'est chercher des accords mais ce n'est pas de la cogestion", ni "du recul", a-t-il prévenu.

Interrogé sur le service minimum à l'école comme moyen de réduire les mouvements de grève, M. Darcos, a concédé qu'il s'agisssait de "dissuasion". "Il faut que les grèves n'aient lieu que lorsqu'elles sont nécessaires", estimant qu'aucune ne l'était actuellement.

M. Darcos a réaffirmé qu'il souhaitait "réformer le lycée" pour lutter contre l'échec scolaire, estimant qu'"il y a trop de cours, trop de bachotage, trop de formalisme".

Selon lui, être "un bon ministre de l'éducation" c'est "tracer des lignes de réforme que tout le monde puisse approuver" et "vaille que vaille les faire valoir quitte à les imposer".

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