Divorce de Sarkozy: la gauche dénonce la "pipolisation", la droite discrète

PARIS (AFP) — La droite a réagi jeudi avec prudence au divorce de Nicolas et Cécilia Sarkozy, tandis que la gauche dénonçait la "pipolisation" de la vie politique et s'interrogeait sur la "coïncidence" de cette annonce avec la journée de grève sur les régimes spéciaux de retraite :

- François Fillon, Premier ministre: "Aucune réaction".

- André Santini, secrétaire d'Etat à la Fonction publique : "J'aime bien Nicolas, j'aime bien Cécilia et ça me fait beaucoup de peine, c'est tout. C'est un problème qui les concerne bien sûr mais il n'empêche que je suis triste".

- Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement : "Tout a été dit. Aucun commentaire".

- Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement : Le divorce de Nicolas Sarkozy "n'aura pas d'incidence sur son engagement public et son énergie".

- Christian Poncelet, président du Sénat : "Je ne suis pas au courant. Moi, je ne m'occupe pas de la vie privée. J'ai déjà du mal à m'occuper de la mienne!".

- Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, à propos des soupçons du PS sur une "coïncidence" avec le grève : "C'est une remarque profondément déplacée".

- Nadine Morano, porte-parole de l'UMP : "C'est une clarification qu'ils ont souhaité faire, pour notre part nous n'avons pas d'autre commentaire à ajouter". "Ca n'a jamais entaché l'activité du président de la République, qui a toujours mené son travail à bien".

- Patrick Balkany, député UMP, ami du couple : Cécilia Sarkozy "ne souhaitait plus participer à la vie du président, à la vie publique. C'était quelque chose d'inéluctable". "J'ai vraiment l'impression que (Nicolas Sarkozy) a tourné la page".

- Isabelle Balkany, épouse de Patrick Balkany : Cécilia "savait qu'elle supporterait mal le côté conventionnel, le côté pesant de l'institution elle-même et de tout cet apparat".

- François Bayrou, président de l'UDF-Mouvement démocrate (MoDem) : "Pas un mot".

- François Hollande, premier secrétaire du PS : "Cette annonce aurait pu se faire plus tôt. Mais je veux croire à la coïncidence" avec le mouvement de grève.

- Annick Lepetit, secrétaire nationale du PS : "Alors que les rumeurs sur la séparation de Cécilia et Nicolas Sarkozy bruissent depuis six jours, l'Elysée choisit ce jeudi, jour de forte mobilisation sociale, pour officialiser l'information. Aux Français de juger s'il ne s'agit que d'une simple coïncidence".

- Jean-Paul Huchon, président PS de l'Ile-de-France : "Il faut laisser les gens avec leurs blessures et leur souhaiter qu'ils en sortent le plus rapidement possible".

- Jean-Marie Le Guen, député PS : "La solitude que peut redouter le chef de l'Etat, c'est celle qui le coupe du peuple".

- Benoît Hamon, eurodéputé PS : "La décision de se séparer relève à l'évidence de la vie privée et on n'a pas de commentaire particulier à faire sur cette séparation". "Il est temps qu'on sorte de la pipolisation de la vie politique".

- Arnaud Montebourg, député PS : "La France se moque comme d'une guigne des peines de coeur de ses dirigeants politiques". "Le pays a des questions plus graves qui sont sur la table et qui ne justifient pas qu'on utilise la +pipolisation+ et la vie privée comme moyen de faire diversion".

- Yann Wehrling, porte-parole des Verts : "On peut enfin constater qu'on a effectivement un président de la rupture".

- Noël Mamère, député Verts : "Il est temps de refermer la page de l'américanisation de la vie publique".