Etés de la danse de Paris: compagnie canadienne pour chorégraphe israélien

PARIS (AFP) — Les Etés de la danse de Paris, dont la 4e édition s'est ouverte lundi soir, poursuivent leur tour d'horizon des compagnies internationales par l'accueil des Grands ballets canadiens, avec un premier programme en forme de patchwork enlevé de l'Israélien Ohad Naharin.

Pour la deuxième année consécutive, la verrière du Grand palais abrite la manifestation, avec trois programmes répartis sur seize représentations et six cours publics de cette troupe, fondée en 1957 et composée de 37 danseurs aux physiques disparates, mais à la formidable énergie.

Sous la direction depuis 2000 de Gradimir Pankov, ancien danseur originaire de Macédoine, les Grands ballets canadiens, basés à Montréal, ont comme ambition de "faire bouger le monde autrement" et d'offrir "une vision plus émotive et théâtrale" du monde.

Le premier programme, présenté jusqu'au 26 juillet, "Minus one", est une fresque de 85 minutes à partir de sept extraits de chorégraphies de Ohad Naharin, pur produit de la Batsheva Dance Company.

C'est une excellente carte visite pour la compagnie canadienne confrontée à la variété du style du chorégraphe israélien, du plus sobre au plus excentrique, en passant par le plus lyrique.

L'accompagnement musical est une alternance d'airs populaires et folkloriques, de pièces vocales baroques et de compositions originales. Chaque danseur peut aussi s'exprimer en voix off pour évoquer son rapport à la danse: une manière de mettre en valeur chacun des interprètes de ce "Minus one" très tonique, dont une des séquences fait d'ailleurs monter sur scène des spectateurs pour un tour de danse de salon. Cette composition donne cependant envie de voir des chorégraphies plus développées de Ohad Naharin.

Le deuxième programme des Grands ballets canadiens sera à l'affiche du 29 juillet au 2 août, avec les "Six dances" du Tchèque Jiri Kylian, "Noces" sur la musique de Stravinsky du Belge Stijn Celis et "Toot" de la Néerlandaise Didy Veldman.

Le séjour parisien de la compagnie canadienne s'achèvera avec un programme consacré à l'Italien Mauro Bigonzetti ("Les quatre saisons" et "Cantata") du 5 au 9 août.

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