PARIS (AFP) — Les syndicats toutes catégories de l'AFP (CGT, SNJ, CFDT, FO, Sud) craignent une "possible privatisation" de l'Agence France-Presse après les propos du Pdg Pierre Louette qui s'est dit favorable à une évolution du statut, ont-ils indiqué mardi dans un communiqué.
Le Pdg de l'AFP a estimé mardi sur BFM qu'"il serait bon de préparer une évolution du statut" de l'AFP dans les cinq années à venir.
Il a évoqué "à la fois un toilettage, car il y a des aspects qui sont complètement dépassés aujourd'hui, et une évolution, pour permettre à l'agence d'asseoir complètement son développement, peut-être avec un actionnaire très solide à déterminer, peut-être dans un contexte européen".
Faisant part de leur "stupéfaction", les syndicats de l'AFP estiment qu'il s'agit "en clair, (d')une possible privatisation de l'agence".
"Le Pdg a toujours affirmé qu'il ne voulait pas changer le statut", soulignent-ils.
"Ce changement d'attitude fait craindre que le Pdg ne soit contraint d'accepter une révision du statut en échange d'engagements financiers de l'Etat", dans le cadre du contrat d'objectif et de moyens actuellement en cours de renégociation, estiment-ils.
"Nous ne voulons pas que le statut soit pris en otage par le COM", ajoutent-ils, regrettant de n'avoir jamais obtenu de "réelles informations" de la part de la direction sur le "contenu des négociations" en cours.
Les syndicats appellent les personnels à "être prêts à toute action face à des menaces de privatisation de l'AFP".
En vertu du statut, qui date d'une loi du 10 janvier 1957, l'AFP n'est ni un organisme public, ni une société privée. Elle ne dispose pas de capital et n'est pas dotée d'actionnaires.
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