Hôpitaux: grève des soins non urgents le 17 janvier

PARIS (AFP) — Les urgentistes et anesthésistes hospitaliers observeront une grève des soins non urgents jeudi 17 janvier à l'appel de quatre syndicats pour obtenir le paiement d'heures supplémentaires accumulées, a annoncé vendredi le président de l'Amuf (urgentistes), Patrick Pelloux.

Le mouvement, qui a débuté à Noël sous une forme symbolique, "sera durci le 17 (...) aux urgences. Les accidentés seront pris en charge, ceux qui viennent avec un problème chronique seront dirigés vers une consultation de médecine de ville", a déclaré le président de l'Association des médecins urgentistes de France à l'AFP à l'issue d'une assemblée générale à Paris.

Cette réunion rassemblait les délégués des syndicats Amuf, Samu de France, SNphar, Smarnu qui ont voté "à l'unanimité" en faveur d'un durcissement du mouvement, a-t-il dit.

"On continue mordicus", a ajouté M. Pelloux précisant que les syndicats "se rendront à l'invitation de la ministre de la Santé" Roselyne Bachelot à une réunion avec son directeur de cabinet lundi 14 janvier.

Les thèmes abordés seront "les revendications actuelles des urgentistes, des anesthesistes-réanimateurs et des SAMU, les difficultés du métier et le projet de création d'un conseil national de l'urgence et de la permanence des soins".

Le conflit aux urgences hospitalières porte sur les 23 millions d'heures supplémentaires impayées et les 3,5 millions de jours de congés accumulés dans des comptes épargne temps par l'ensemble des salariés de l'hôpital, faute d'effectifs suffisants.

Jusqu'à présent, le cabinet de la ministre a reçu jeudi les quatre intersyndicats représentatifs de praticiens hospitaliers - CPH, CMH, INPH et Snam-HP - sur le thème du compte épargne temps (CET) dans le cadre de la concertation lancée par Mme Bachelot le 7 janvier.

Au cours de la prochaine réunion prévue le 15 janvier, des "propositions chiffrées et organisationnelles" sur le CET seront "proposées par le ministère et discutées avec les intersyndicats", selon le communiqué.

"Cela nous a énervé de ne pas avoir été invités es qualités par la ministre la Santé Roselyne Bachelot lundi", avec les quatre intersyndicats hospitaliers, avait déclaré mardi le président du SNphar (anesthésistes-réanimateurs), le dr Michel Dru, de l'hôpital Henri Mondor de Creteil (Val-de-Marne).

Selon lui, une journée de grève de soins non urgents signifie, pour les anesthésistes, "déprogrammer" les opérations qui peuvent attendre, et "faire un service minimum".