Fusion PS-MoDem à Marseille: "ça ne nous gêne pas", dit Gaudin

MARSEILLE (AFP) — La fusion des listes PS/MoDem pour le second tour des municipales à Marseille "ne gêne pas" Jean-Claude Gaudin (UMP), le maire sortant, qui a affirmé mardi qu'il n'avait pas été surpris par ce rapprochement annoncé la veille.

"Les gens du MoDem, les vrais, ils sont avec nous. Les autres, nous leur avons tendu la main, ils préfèrent la gauche, qu'ils aillent à gauche ! Ça ne nous gêne pas", a réagi M. Gaudin qui, lors d'une conférence de presse, s'est déclaré confiant pour le second tour.

Le candidat socialiste à la mairie de Marseille Jean-Noël Guérini et le chef de file du MoDem Jean-Luc Bennahmias (ex-Verts) ont annoncé lundi soir la fusion de leurs listes, le MoDem obtenant, en cas de victoire, cinq sièges au conseil municipal.

M. Gaudin a rappelé qu'il avait constitué ses listes au premier tour en donnant "une place assez importante" à des personnalités du MoDdem issues de l'UDF, en référence à son adjoint Jacques Rocca Serra qui l'a suivi avec quelques autres élus.

Il a expliqué qu'il avait proposé à M. Bennahmias de le rejoindre après accord sur un projet mais que "c'est le nombre de places qui l'intéressait".

"Visiblement, a-t-il ajouté, ils ont préféré un nombre de places substantiel que proposait mon concurrent. Cela ne m'a pas surpris: M. Bennahmias, M. Madrolle (Christophe Madrolle, ndlr) sont des gens qui siègent à gauche (respectivement au conseil régional et au conseil municipal, ndlr). Ils ne sont pas avec nous. On ne va pas en faire une maladie. Nous, nous continuons notre campagne".

M. Bennahmias avait posé comme condition à son soutien l'adoption d'un moratoire sur l'incinérateur que construit la communauté urbaine de Marseille à Fos-sur-Mer, contesté par des organisations de défense de l'environnement. M. Gaudin a rejeté cette condition. M. Guérini propose depuis plusieurs mois un tel moratoire.