PARIS (AFP) — Le 108ème congrès du Parti radical, associé à l'UMP, qui s'est ouvert samedi pour deux jours à Paris, a réformé ses statuts et devrait élire dimanche à sa tête le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo.
Ce congrès intervient alors que les deux familles radicales, le parti radical valoisien et le Parti des radicaux de gauche, ont renoué le dialogue mercredi après 35 ans de brouille.
Réuni samedi à huis clos, le Comité exécutif des radicaux "valoisiens" (350 membres environ) a d'abord voté à l'unanimité, à main levée, la réforme des statuts.
Principale disposition de cette réforme qui s'appliquera à partir du prochain congrès électif en 2009 : le président sera élu pour un mandat de trois ans, renouvelable une fois, par suffrage direct des adhérents (10.000 revendiqués), et non plus par les "grands électeurs" que sont les délégués du parti (1.400 environ).
Pour ce 108ème congrès, le système d'élection par grands électeurs est maintenu. Il sera appliqué dimanche.
Depuis 2005, le parti radical "valoisien" était dirigé par une coprésidence: Jean-Louis Borloo et le maire de Nancy André Rossinot.
Cette réforme, qui entre en vigueur en 2009, donnera la possibilité à Jean-Louis Borloo de briguer à ce moment là le mandat de trois ans renouvelable une fois.
M. Borloo ne devrait avoir qu'un challenger, Michel Zumkeller, député du territoire de Belfort. En raison des grèves, ce dernier n'était pas présent samedi aux travaux de son parti, porte de Sèvres.
Fondé en 1901, le pari radical est le plus vieux parti de France. Il compte 17 députés, 7 sénateurs et 1 eurodéputé. Il dirige les mairies de Nancy, Valenciennes, Bayonne, Bourges, Saint-Etienne, Antibes et Cahors.
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