Législatives partielles: le PS attribue sa progression à la question non résolue du pouvoir d'achat

PARIS (AFP) — Le PS a attribué largement le recul de la majorité et sa propre progression lors des deux législatives partielles dimanche au fait que la question du pouvoir d'achat n'était "pas résolue".

"Une question de fond est posée et un signal est envoyé" par l'électorat, a affirmé Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, lors d'un point de presse lundi. Selon lui, "ce qui commence à peser, c'est la question du pouvoir d'achat, qui n'est pas résolue et qui commence à se traduire dans les urnes". M. Le Foll a exprimé "la satisfaction du Parti socialiste" sur les scores de ses candidats, en relevant qu'ils avaient progressé de 14 points en Eure-et-Loir et de 7 points dans les Hauts-de-Seine lors du premier tour de ces législatives partielles.

Les deux législatives partielles dont le premier tour a eu lieu dimanche en Eure-et-Loir et dans les Hauts-de-Seine, ont été marquées par une nette poussée des candidats socialistes par rapport à juin. Organisés à cinq semaines des élections municipales après invalidations de deux députés UMP, ces scrutins à valeur de tests seront suivis au second tour dimanche prochain de duels UMP-PS.

A Chartres, la PS Françoise Vallet a gagné 14 points par rapport à la précédente législative, passant de 24,98% des votes à 37,97%. De plus, elle devance, de peu, le sortant UMP Jean-Pierre Gorges, maire de la ville, qui l'avait dominée de quelque 16 points au premier tour de juin 2007, pour finir par l'emporter d'une pincée de voix - 59 - au second tour.

Dans la 12ème circonscription, au coeur d'un département-fief du président Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Schosteck (UMP) devance de 7% le socialiste Philippe Kaltenbach. C'est cependant deux points de moins que le champion UMP de juin dernier, tandis que le PS, maire de Clamart, avec 37,41%, améliore son score de quelque sept points (il avait rassemblé 30,11% des voix au premier tour de juin).

La participation à ces partielles a été inférieure de quelque 20 points à ce qu'elle avait été lors des législatives "générales": elle s'établit à un peu moins de 40% dans les deux circonscriptions.

En Eure-et-Loir comme dans les Hauts-de-Seine, les scrutins avaient été organisés à la suite de l'invalidation par le Conseil constitutionnel des deux députés UMP sortants. Cependant, si M. Gorges a pu se représenter en Eure-et-Loir, Philippe Pemezec a été déclaré inéligible pour un an pour cause d'irrégularités dans sa campagne électorale. Il a été remplacé par M. Shosteck, son suppléant, maire de Châtillon.

En Eure-et-Loir, le candidat Modem Eric Chevée pourrait être l'arbitre du second tour puisqu'il a rassemblé plus de 18% des voix, rééditant ainsi son score de 2007. Dans les Hauts-de-Seine, Vincent Wahbi, champion du parti de François Bayrou, totalise 7,2% des suffrages, contre 10,9 pour Christian Delom, qui portait les couleurs du