PARIS (AFP) — Le dossier des régimes spéciaux "n'est pas clos", affirment mercredi la CGT et ses fédérations de l'énergie, des cheminots et des transports, car la reconnaissance de la pénibilité, les contraintes de service public, et l'indexation des pensions "restent à négocier en 2008".
Tout en soulignant que "le rapport de force a permis d'arracher soit des adaptations, soit des compensations", la CGT affirme dans un communiqué que "deux questions majeures restent à négocier en 2008 : les dispositifs de reconnaissance de la pénibilité et de prise en compte des contraintes de service public d'une part, l'application des règles d'indexation des pensions d'autre part".
Dans cette optique, les fédérations CGT des Cheminots, des Transports et des Mines et de l'Energie, avec le soutien de la confédération, ont appelé "à une nouvelle mobilisation des salariés de ces trois secteurs le 22 janvier 2008" avec une manifestation nationale unitaire à Paris. "Le dossier des régimes spéciaux n'est pas clos", souligne le communiqué.
Sur le fond, la CGT rappelle son opposition de principe à "l'allongement de la durée de cotisation, à la décote et à la désindexation par rapport aux salaires", et pour la suite, souligne que toute nouvelle décision sur la durée de cotisation "doit faire l'objet des rendez-vous de 2008 sur la retraite".
Dans des projets de décret révélés par Les Echos et rendus ensuite publics par le ministère, il est indiqué que la durée de cotisation (37,5 ans actuellement) pour une retraite à taux plein passera dans les régimes spéciaux à 41 ans en 2016, si, comme le prévoit le gouvernement, cet allongement à 41 ans est décidé l'an prochain pour l'ensemble des salariés à partir de 2012.
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