Perquisition à Capa: le SNJ-CGT veut une loi pour une protection des sources

PARIS (AFP) — Le SNJ-CGT "condamne la perquisition" qui s'est déroulée vendredi au siège de Capa dans le cadre de l'enquête sur l'Arche de Zoé et réclame une loi "pour assurer une véritable protection des sources" des journalistes, a indiqué le syndicat dans un communiqué samedi.

"Cette nouvelle perquisition, qui s'ajoute à une longue liste, prouve une nouvelle fois qu'il est temps que le Parlement légifère pour assurer une véritable protection des sources à tous les journalistes", afin de "se mettre en conformité avec les décisions intangibles de la Cour européenne de justice", estime le SNJ-CGT.

Une perquisition avait été menée vendredi au siège de l'agence Capa à Paris, dans le cadre de l'information judiciaire ouverte sur l'affaire de l'Arche de Zoé, pour exercice illégal de l'activité d'intermédiaire en vue d'adoption.

L'agence et son reporter Marc Garmirian, qui avait été arrêté au Tchad avec les membres de l'Arche de Zoé, ont refusé de remettre aux juges d'instruction toutes les images tournées par le journaliste.

Les protestations du SNJ-CGT rejoignent celles du Syndicat national des Journalistes, de la CFDT et de Reporters Sans Frontières exprimées la veille.