Liban: prochaine séance pour l'élection du président fixée au 13 mai

BEYROUTH (AFP) — La prochaine séance d'élection d'un président de la République au Liban, reportée 18 fois jusqu'à présent, a été fixée au 13 mai, a annoncé samedi le secrétariat général du Parlement dans un communiqué.

Une 18e tentative pour élire un chef d'Etat avait échoué mardi en raison des profondes divergences entre la majorité antisyrienne et l'opposition soutenue par Damas et Téhéran.

La prochaine séance a été fixée au mardi 13 mai, à midi, précise le communiqué.

Le président du Parlement et l'un des chefs de file de l'opposition, Nabih Berri, avait appelé la majorité au dialogue en vue de parvenir à une solution à la crise politique, la plus grave depuis la fin de la guerre civile au Liban (1975-1990).

Il avait lié la nouvelle date de l'élection à une réponse positive de la part de la majorité, qui n'a toujours pas donné de position commune sur le sujet, mais avait prévenu qu'il convoquerait une nouvelle séance s'il n'obtenait pas de réponse.

M. Berri a toutefois déclaré dans le communiqué avoir fixé une nouvelle séance vu "l'atmosphère positive qui a régné ces derniers jours et qui augure une réponse positive à l'appel (au dialogue)".

L'un des leaders de la majorité anti-syrienne, le druze Walid Joumblatt, s'est dit mercredi prêt au dialogue avec l'opposition et indiqué que "chaque partie doit faire certaines concessions à l'autre camp", se démarquant ainsi de la position du reste de la majorité.

Le chef du plus grand bloc parlementaire, Saad Hariri, a également laissé entrevoir une possibilité de dialogue samedi.

"Nous n'avons jamais été contre le dialogue (...) mais si nous participons à la table ronde, ce sera dans le but d'élire un président", a-t-il déclaré après une rencontre avec l'influent patriarche Nasrallah Sfeir, chef de la communauté maronite dont est issu le chef d'Etat.

Il a de même affirmé qu'il était "optimiste quant à l'élection d'un président le 13 mai", selon des déclarations reprises par l'Agence nationale d'information.

La majorité réclame l'élection immédiate du chef de l'armée Michel Sleimane, alors que l'opposition lie cette élection à un ensemble de revendications qui englobe un gouvernement d'union nationale et une nouvelle loi électorale.

Malgré les médiations internationales et arabes pour régler la crise, aucune percée n'a été réalisée, les deux camps s'accusant mutuellement d'entraver toute solution.

Le Liban est sans président depuis la fin du mandat d'Emile Lahoud en novembre.