PARIS (AFP) — André Santini, vice-président du Nouveau Centre, a exhorté vendredi les délégués et candidats du parti présidé par Hervé Morin, réunis à Paris pour une Convention sur les élections municipales et cantonales, à ne pas se "laisser abattre par le vent mauvais des sondages".
"On n'a pas à rougir du bilan" de la majorité présidentielle. "On doit en être fier", a lancé le député-maire d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).
"Ne nous laissons pas abattre par le vent mauvais des sondages", a-t-il ajouté.
"Nous avons perdu la bataille de l'image avec le TEPA (loi Travail, emploi, pouvoir d'achat)", injustement présenté comme "un cadeau aux riches", a-t-il regretté.
M. Santini est aussi revenu sur la polémique concernant la médiatisation de la vie privée de Nicolas Sarkozy, qu'il attribue à de la "jalousie".
"Moi par exemple j'ai embrassé Carla Bruni le 31 décembre", a-t-il dit. "Elle est très belle, je comprends qu'on soit un peu jaloux. Elle a une peau très douce, elle a de très beaux yeux, et puis elle a pas l'air bête".
Réaffirmant que "le Nouveau Centre a toute sa place dans cette bataille", M. Santini a vanté "l'alliance avec l'UMP", en dépit des "difficultés que ça et là nous rencontrons".
Le NC a du mal à se faire une place sur les listes UMP notamment à Paris, et des primaires entre les deux partis auront même lieu au premier tour dans des villes comme Bordeaux, Annecy, Caen ou Saint-Chamond (Loire).
"Nous sommes l'UDF et personne ne pourra nous priver de ce sigle", a affirmé M. Santini, alors que le NC, fondé lors de la présidentielle par les ex-bayrouistes ralliés à Nicolas Sarkozy, veut se poser en héritier de cette formation.
Il a dénoncé l'"ahurissante stratégie du MoDem", s'élevant notamment contre une éventuelle alliance de second tour à Paris entre la candidate du Mouvement démocrate Marielle de Sarnez et le maire PS sortant, Bertrand Delanoë.
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