L'autopsie ouvre une piste sans lever le mystère sur l'identité de la femme découpée

NANTES (AFP) — L'autopsie de la femme de 50 à 60 ans, dont le corps découpé en morceaux a été découvert dans deux valises immergées près de Nantes, a permis d'ouvrir une piste supplémentaire en déterminant sa corpulence, sans toutefois réussir à percer le mystère de son identité.

Un portrait de la victime devrait être diffusé lundi par les enquêteurs, s'ils ne parviennent pas à l'identifer d'ici là.

Mercredi, à partir du seul tronc de la victime, la taille de la victime avait été évaluée à 1m55 à 1m60 pour 80 kg, mais depuis la découverte vendredi des autres morceaux de son corps 10 km plus loin, l'autopsie a permis d'évaluer sa taille à environ 1m70 pour 90 à 100 kg, selon la gendarmerie.

Cette information ouvre une nouvelle piste car la corpulence de la victime donne de nouvelles indications sur le type de matériel utilisé pour sectionner les jambes "de manière très nette", comme l'avait expliqué mercredi la procureur de la République de Nantes, Xavier Ronsin. Un matériel qui ne serait "pas commun", a indiqué une source proche de l'enquête, sans donner plus de précisions.

L'autopsie a aussi permis d'avancer sur les causes de la mort et l'une des hypothèses privilégiées serait l'asphyxie, selon cette même source.

Le corps de la femme a été découvert par des promeneurs en deux temps, dans deux lieux très fréquentés de la périphérie nantaise, situés aux abords d'espaces verts et de sites dédiés aux loisirs nautiques.

Mardi vers 20H00, le tronc de la femme, dont le bout des doigts a été brûlé pour supprimer les empreintes digitales, a été trouvé dans une valise à roulettes en plastique de grand format flottant sur la Sèvre nantaise à Vertou, au sud de Nantes.

Vendredi vers 13H30, la tête et les jambes de la victime ont été trouvées dans une autre valise, plus petite et semi-rigide, flottant sur l'Erdre, dans le quartier de Saint-Joseph-de-Porterie, dans le nord-est de Nantes.

Cette valise, lestée par des pierres était remontée à la surface en raison des remous provoqués par le passage d'embarcations.

Les deux valises de couleur sombre contenaient des morceaux de corps emballés de la même façon, dans un sac plastique noir hermétiquement fermé avec du gros ruban adhésif.

Ces valises font l'objet de recherches approfondies de la part des enquêteurs qui tentent de déterminer leur provenance mais surtout de collecter d'eventuelles traces ADN.

Les gendarmes continuaient dimanche à interroger les habitués et habitants des deux lieux en présentant le portrait-robot d'un homme au teint clair d'une cinquantaine d'années aux cheveux mi-courts qui avait été repéré transportant une valise mardi matin sur les lieux de la première découverte.

La femme n'aurait subi aucune violence autre que les mutilations liées à son découpage et à la brûlure de ses doigts, selon les premiers éléments de l'autopsie révélés par M. Ronsin.

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