Les films de la semaine: la Palme d'or sur les écrans

PARIS (AFP) — Sur les écrans, mercredi, la Palme d'or du Festival de Cannes, "4 mois, 3 semaines et 2 jours" du Roumain Cristian Mungiu, chronique haletante d'un avortement clandestin. L'émotion sera aussi au rendez-vous avec "Ceux qui restent" de Anne Le Ny qui propose l'histoire de deux personnages au coeur d'un drame ordinaire : la disparition d'un proche. Dans des registres bien différents, Kevin Costner et Sandra Bullock font leur retour : le premier en "serial killer", la seconde en femme au foyer désespérée face à de troublantes prémonitions.

- "4 mois, 3 semaines et 2 jours", de Cristian Mungiu (Roumanie, 1H53, avertissement publics sensibles) avec Anamaria Marinca, Laura Vasiliu, Vlad Ivanov - Couronné par la Palme d'or du festival de Cannes, "4 mois, 3 semaines et 2 jours", du Roumain Cristian Mungiu, part d'une chronique haletante d'un avortement clandestin pour proposer une réflexion sans manichéisme sur la responsabilité individuelle. Oeuvre remarquablement aboutie, ce film a tant marqué le dernier Festival de Cannes que la Palme d'or accordée à un réalisateur quasi-inconnu d'un film à très petit budget -600.000 euros-, était finalement apparue dans l'ordre des choses.

- "J'aurais voulu être un danseur" de Alain Berliner (France, 1H45) avec Vincent Elbaz, Cécile de France, Jean-Pierre Cassel - Gérant dune vidéothèque, François Maréchal mène avec Blanche et leur fils une existence paisible et sans éclat, jusquau jour où dans son magasin, il met en rayon le DVD de "Chantons sous la pluie". Il décide de regarder quelques images du film et découvre le monde de la comédie musicale. Cette révélation va bouleverser sa vie car, dès lors, François na plus quune obsession : devenir danseur de claquettes.

- "Ceux qui restent" de Anne Le Ny (France, 1H34) avec Vincent Lindon, Emmanuelle Devos, Yeelem Jappain - Première réalisation de la comédienne Anne Le Ny, "Ceux qui restent" raconte l'histoire de deux personnages au coeur d'un drame ordinaire: la perte d'un être cher emporté par la maladie. Bertrand (Vincent Lindon) et Lorraine (Emmanuelle Devos) sympathisent à l'hôpital où sont soignés leurs conjoints pour un cancer, un lieu pourtant pas forcément propice aux rencontres amoureuses. Mais dans l'angoisse de l'attente d'une opération ou à la suite d'une mauvaise nouvelle provenant des médecins, les deux personnages trouvent du réconfort l'un auprès de l'autre.

- "Vivaldi, un prince à Venise" de Jean-Louis Guillermou (France/Italie, 1H35) avec Michel Serrault, Stefano Dionisi, Michel Galabru - Après s'être attaqué à Bach, le réalisateur Jean-Louis Guillermou signe avec "Vivaldi, un prince à Venise", nouveau portrait filmé de compositeur, une aventure méritante qui passe ici difficilement l'épreuve du grand écran. Le film, dont la sortie a été repoussée plusieurs fois depuis mars, arrive mercredi dans une centaine de salles, où les spectateurs pourront guetter la dernière apparition au cinéma, en évêque de Venise, de Michel Serrault.

- "Quand Chuck rencontre Larry" de Dennis Dugan (USA, 1H50) avec Adam Sandler, Kevin James, Jessica Biel - Chuck Levine et son copain Larry Valentine font honneur à la confrérie des sapeurs pompiers de Brooklyn par leur bravoure et leur sens du devoir. Rien n'arrête ces solides gaillards, liés par une amitié et une solidarité à toute épreuve. Larry, veuf, n'a qu'un but dans la vie : la protection et l'éducation de ses deux jeunes enfants. De con côté, Chuck, cavaleur impénitent, n'a qu'une ambition : continuer à mener sa vie de célibataire endurci.

- "Mister Brooks", de Bruce A. Evans (USA, 1H45, interdit aux moins de douze ans) avec Kevin Costner, Demi Moore, Marg Helgenberger - Mari exemplaire, homme d'affaires accompli et père dévoué, Mr. Brooks a tout de l'homme idéal. Mais la nuit révèle sa part d'ombre et son irrésistible envie de tuer. Il est en réalité un redoutable tueur en série prêt à tout pour préserver son secret et protéger sa famille.

- "Prémonitions" de Mennan Yapo (USA, 1H40) avec Sandra Bullock, Julian McMahon, Nia Long - Linda Hanson a tout pour être heureuse : un mari aimant, deux filles adorables, une maison de rêve... Mais un jour, tout seffondre: Linda est avertie que son mari, Jim, est mort dans un accident de la circulation. Le lendemain matin, à son réveil, Linda constate que Jim est bien vivant. Ce nétait donc quun banal cauchemar... Mais voilà que ce mauvais rêve, loin de se dissiper, revient la hanter, jour après jour, sans cesse changeant, et toujours plus perturbant.

- "Je crois que j'aime ma femme" de Chris Rock (USA, 1H34) avec Chris Rock, Kerry Washington, Gina Torres - Tout semble parfait dans la vie de Richard. Son épouse, belle et intelligente, est une compagne idéale, et une mère dévouée pour leur deux enfants. Il a une situation professionnelle enviable et possède une superbe maison dans une banlieue agréable de New York. Tout va bien sauf que Richard sennuie à mourir et ne peut sempêcher de fantasmer sur toutes les jolies femmes quil croise. Les choses se compliquent lorsquil retrouve la très séduisante Nikki, une ancienne connaissance.

- "Nothing" de Vincenzo Natali (Canada, 1H30) avec David Hewlett, Andrew Miller, Marie-Josée Croze - Amis d'enfance, Dave et Andrew vivent en marge de la société. Parce qu'ensemble, ils se sentent plus forts face à ce monde qui les rejette et les oppresse, ils partagent une vieille maison coincée entre deux bretelles d'autoroute. Alors que les ennuis s'abattent sur eux, que leur maison, leur seul refuge, doit être détruite, Dave et Andrew se retrouvent soudain projetés dans un autre monde.

- "Mientras Tanto" de Diego Lerman (Argentine, 1H30) avec Valeria Bertuccelli, Maria Merlino, Claudio Quinteros - Buenos Aires aujourd'hui, mégapole mutante. Plusieurs amis, des destins disparates, autant d'origines et d'âges divers. Partir, rester, aimer, haïr... Tous s'interrogent : que faut-il choisir ? A quoi faut-il renoncer pour commencer une nouvelle vie ?

- "Le Livre des records de Shutka" de Shutka Alecksander (République Tchèque/Grèce, 1H20) - Shutka est une petite ville quelque part dans les Balkans, une des régions les plus pauvres dEurope. Mais à Shutka, la richesse des gens ne se mesure pas en argent. Ici, lhomme riche est celui qui sait se réinventer. Cest peut-être pour cela que la rumeur dit que cet endroit regroupe le plus grand nombre de recordmen du monde, même les canaris, les pigeons et les jars sont entraînés à être des champions de chant, de vol ou de combat.

- "Retribution" de Kiyoshi Kurosawa (Japon, 1H42, avertissement publics sensibles) avec Koji Yakusho, Manami Konishi, Jô Odagiri - Un détective enquête sur des meurtres qui semblent liés entre eux. Chaque victime est découverte noyée, le corps rempli d'eau salée, cette même eau qui menace d'engloutir des quartiers désaffectés des alentours de Tokyo au prochain tremblement de terre.

REEDITIONS

- "Nuit et brouillard au Japon" de Nagisa Oshima (Japon, 1H47, 1960) avec Miyuki Kuwano, Fumio Watanabe, Shinko Ujiie.

- "Les Cavaliers" de John Ford (USA, 1959, 1H59) avec John Wayne, William Holden, Constance Towers.

- "Shaft, les nuits rouges de Harlem" de Gordon parks, USA, 1957, 1H47) avec Richard Roundtree, Moses Gunn, Charles Cioffi.

- "Wattstax" de Mel Stuart (USA, 1957, 1H47) avec Isaac Hayes, Albert King, Rufus Thomas.