Devedjian plaide pour une "cohésion" de la majorité présidentielle
PARIS (AFP) — Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, a plaidé pour une "cohésion" des courants de la majorité présidentielle pour "ne pas "troubler notre électorat".
"Nous sommes riches de nos différences et je dis seulement : voyons comment tout cela s'articule et dans quelle cohésion pour ne pas troubler notre électorat", a affirmé le député des Hauts-de-Seine dans une interview au Parisien/Aujourd'hui en France à paraître jeudi
M. Devedjian a estimé "pour le moins singulier d'entendre des ministres prévenir qu'ils voteront pour des candidats d'opposition" dans une allusion au secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, qui avait laissé entendre qu'il pourrait voter pour le socialiste Bertrand Delanoë aux municipales à Paris. "C'est très bien qu'il existe un sarkozysme de gauche mais cela doit demeurer un sarkozysme malgré tout", a-t-il prévenu. "On ne peut pas, a-t-il ajouté, séparer les élections municipales de la politique gouvernementale".
Alors que le président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale, François Sauvadet, avait affirmé mercredi qu'il refusait la création "d'une super UMP", M. Devedjan a affirmé: "le nouveau centre est dans la majorité présidentielle. Il ne s'agit pas pour autant de s'aligner. Mais la coordination est nécessaire". Pour faire fonctionner cette coordination il a proposé "des rencontres régulières, avec un ordre du jour défini et un débat sur différentes idées".
Par ailleurs, le député UMP de Paris, Claude Goasguen, a averti mercredi qu'après les municipales de mars si les engagements pris pour revaloriser le rôle du parlement ne sont pas tenus "il va y a avoir du chambard". "Après (les municipales de) mars, si on ne tient pas les engagements qui ont été pris d'une revalorisation de la fonction parlementaire (..) alors je peux vous assurer qu'il va y avoir du chambard", a déclaré sur RMC le candidat à la mairie du XVIème arrondissement de Paris.
Interrogé sur les interventions médiatiques des conseillers du président de la République, le député a déclaré que ses collègues "se posent la question de ce mélange institutionnel. Et ils ont raison". "On n'a pas l'habitude d'entendre des conseillers présidentiels (..) s'exprimer en lieu et place du Premier ministre", a ajouté M. Goasguen. Selon lui, au delà de cette question, "il faut absolument que l'on redéfinisse la place des institutions et notamment la place du Parlement".
"Les députés râlent. Il y a de moins en moins de ministres" au Parlement. "On leur pose des questions, ils ne sont pas là. Ca, ça ne va pas du tout", a-t-il lancé.

