CANNES (AFP) — Le principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF, a affirmé vendredi son intention de "faire évoluer" le projet de réforme du système de santé, estimant qu'il risquait de conduire à une "étatisation" du système de soins, à l'occasion de l'ouverture de son université d'été à Cannes.
"Nous sommes hostiles à certaines choses qui sont en train de se mettre en oeuvre dans le cadre du projet de loi, en particulier à l'étatisation du système de santé via les Agences régionales de santé (ARS)", a déclaré dans son dicours d'ouverture le président du syndicat, Michel Chassang devant près de 300 personnes.
Saluant par ailleurs la volonté du président de la République de réformer l'hôpital, "qui ne doit plus être une forteresse", M. Chassang a cependant prévenu que les médecins ne voulaient plus "que la médecine libérale soit la force d'appoint du système" de santé.
Cette université d'été, qui s'achèvera dimanche et devant laquelle la ministre de la Santé Roselyne Bachelot doit intervenir samedi, s'est ouverte au lendemain de la présentation par Nicolas Sarkozy des grandes lignes de la loi "Hôpital, patients, santé, territoires" (HPST).
"Nous voulons faire évoluer cette loi et surtout convaincre nos interlocuteurs et en particulier les parlementaires de faire évoluer cette loi", qui doit être présentée courant octobre en Conseil des ministres, a indiqué M. Chassang.
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