Bordeaux-Nancy: appel examiné par la FFF mercredi

PARIS (AFP) — La commission supérieure d'appel de la Fédération française de football (FFF) se penche mercredi sur le cas Bordeaux-Nancy, après que le club lorrain a été débouté en première instance par la Ligue (LFP) de sa demande d'avoir le gain du match, remporté par les Girondins sur un penalty obtenu après une simulation.

La FFF avait dans un premier temps annoncé que la réunion devait se tenir mardi.

La décision de la commission supérieure d'appel de la FFF ne devrait pas être communiquée avant jeudi.

La LFP avait estimé le 24 avril qu'il n'y avait "pas lieu de faire droit" à la requête de l'ASNL, précisant par la suite qu'une "rencontre ne peut être homologuée lorsqu'une procédure en instance la concernant est en cours", mais que cette suspension du résultat "ne remet en aucun cas en cause le classement du championnat".

Bordeaux (74 pts) talonne donc toujours de deux points Lyon, et Nancy reste 3e avec 60 points, avant la 38e et dernière journée de la saison disputée samedi prochain.

L'ASNL fonde son recours sur "une lourde violation des règles d'éthique", Bordeaux n'ayant selon elle "obtenu la victoire qu'à la suite d'un acte de tricherie flagrant" de Johan Micoud le 29 mars. Le geste ayant faussé le résultat, selon Nancy, le club lorrain estime qu'il y a "matière à retrait de point(s)", a avancé son avocat.

Cette démarche de Nancy avait provoqué l'ire de Bordeaux. "Le ridicule ne tue pas", avait lâché l'entraîneur girondin Laurent Blanc, alors que son président Jean-Louis Triaud avait pour sa part jugé "grotesque" la requête lorraine.

Le 29 mars, Micoud avait entraîné le Nancéien Chris Malonga par le bras en chutant dans la surface et ainsi obtenu un penalty transformé par Fernando Cavenaghi et synonyme de victoire pour les Girondins en fin de match (2-1).

Le milieu de terrain bordelais a ensuite été suspendu le 10 avril un match ferme par la commission de discipline de la LFP, qui s'était appuyée sur le rapport de l'arbitre, Eric Poulat, accablant l'international français en évoquant une "tricherie extrêmement grave et inadmissible".