BORDEAUX (AFP) — Sedan, 6e de Ligue 2, a ravivé son affinité avec la Coupe de France, en éliminant aux tirs au but, 4 à 3, le dauphin de Lyon en Ligue 1, Bordeaux, qui a payé son manque de jus et d'idées, au terme d'un quart de finale pâle et lent (0-0), mercredi à Chaban-Delmas.
De son côté le PSG, encore sous le choc de sa défaite en championnat face à Nice dimanche et relégable en L1, joue ce qui reste encore de sa réputation contre la sensation de la Coupe de France, Carquefou (CFA2) en quarts de finale à Nantes.
C'est l'honneur du club parisien qui est en jeu et une nouvelle désillusion contre une formation qui évolue dans l'équivalent de la 5e division ne ferait sans doute qu'achever définitivement les Parisiens.
Bordeaux était plus serein avant la réception de Sedan (L2) mais s'est pourtant incliné aux tirs au but.
Le portier sedanais Patrick Régnault, en sortant les tentatives de Cavenaghi et de Jurietti, et Abdoun, en convertissant le tir décisif, ont envoyé les Ardennais dans leur 4e demi-finale de la décennie, après celles de 1999, 2002 et 2005, année de leur finale perdue contre Auxerre.
Bordeaux, qui visait sa première demie depuis 2003, n'a jamais vraiment montré le ressort nécessaire pour s'y hisser et pourrait, en plus, payer physiquement ses 120 minutes stériles, dès dimanche à Toulouse, dans son sprint après le leader lyonnais en L1.
Les Girondins, que la Coupe fuit depuis 1987, prenaient sur le papier ce match au sérieux. Car, même avec le roulement promis -cinq changements par rapport aux vainqueurs de Caen-, Laurent Blanc alignait un onze fort, avec ses joueurs clefs Fernando, Diarra, Wendel, Cavenaghi.
Cela n'empêchait pas le match de prendre des allures de lente partie printanière, entre un soleil de jour férié, une assistance clairsemée (11.400) et une indéniable léthargie de l'ensemble.
Bordeaux, entre déchets techniques et transmissions imprécises, peinait, sous un marquage serré, à construire quoi que ce soit pour se rapprocher du but de Régnault, tandis que les Ardennais, sans franchement prendre de vitesse la défense bordelaise, tentaient leur chance.
En témoignaient les tirs d'Abdoun (4, 31) et Mokake (8), sur lesquels Ramé veillait, mais aussi, et surtout, la plus belle occasion du premier acte, une reprise au-dessus de Sartre sur un centre de Tibéri (41), qui aurait valu au CSSA un avantage mérité à la pause.
Bordeaux, qui n'avait eu qu'un -superbe- coup franc de Cavenaghi, sorti par Régnault et sa barre (12), à son actif, revenait à peine plus volontaire, malgré une montée et un tir puissant de Diawara, que sortait le gardien sedanais (51).
Les entrées de Chamakh et d'Alonso, à l'heure de jeu, amenaient un soupçon de mobilité en sus à Bordeaux, Wendel alertant notamment Régnault (72). Mais c'est un Sanglier encore, qui se distinguait, un tir d'Allard, esseulé au 18 m, faisant briller Ramé (81).
L'épuisement le disputant à la fatigue, la prolongation n'offrait que des demi-occasions: une tête de Fernando (95), puis un coup franc de Cavenaghi (118) au-dessus, un ballon trop poussé par Sow devant Ramé (101), ou un tir d'Amalfitano enlevé (112).
Le CSSA finissait comme il avait commencé, un poil plus frais, assez en tout cas pour être plus performant lors des tirs au but.
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