PARIS (AFP) — Les 878.947 enseignants ont repris le chemin lundi de l'école, du collège ou du lycée, une pré-rentrée marquée par la volonté du ministre Xavier Darcos de lancer la question de la suppression du samedi et de faire respecter le calendrier scolaire jusqu'en juillet.
Ce lundi, 136.000 écoliers ont retrouvé à Paris les bancs du primaire, un jour avant qu'environ 12 millions d'élèves (12.068.200 officiellement) reprennent le chemin des salles de classes, de la maternelle à la terminale, de même que les 273.700 étudiants de BTS et de classes préparatoires.
Pour son premier déplacement de rentrée, M. Darcos a rencontré l'équipe pédagogique du collège Anne-Frank de Roubaix (Nord), classé "ambition réussite" et qui accueille 520 élèves de 22 nationalités.
Etudes dirigées, revalorisation de la condition enseignante, accueil des élèves handicapés, le ministre a brièvement passé en revue ses sujets de rentrée.
En marge de ce déplacement, il a dit devant la presse vouloir "avancer assez vite" sur la question d'une éventuelle suppression de l'école primaire le samedi matin, d'abord à Paris, avant une éventuelle "harmonisation", tout en reconnaissant que le sujet était encore "un projet au stade de la réflexion".
Le ministre a par ailleurs souhaité "que l'année scolaire se termine vraiment le 3 juillet" et non début juin en raison des examens. Aussi va-t-il lancer une expérimentation, dans une ou deux académies qui consisterait à faire passer les épreuves du bac dans des "universités, des gymnases, des centres d'examen" pour que les autres élèves puissent avoir effectivement cours jusqu'en juillet.
Mardi, pour la rentrée, le président de la République se rend dans deux collèges de Blois (Loir-et-Cher) et prononcera un discours sur le thème de l'éducation.
M. Darcos a par ailleurs estimé devant les journalistes que la suppression de 11.200 postes de personnels prévue au budget 2008, était "un chiffre dérisoire, ce n'est que 0,8 % de la masse, l'épaisseur du trait".
Le gouvernement "se trompe" en supprimant "les postes qui permettent (aux enseignants) de bien faire leur travail", avait assuré ce week-end Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, donnant le ton d'une rentrée ternie par ce projet de budget.
Jeudi, quinze organisations - fédérations de l'Education, parents d'élèves, syndicats d'étudiants et de lycéens - ont solennellement interpellé le président de la République sur cette question.
Après quatre années de coupes consécutives, ce nouveau projet a donné aux syndicats des raisons d'être méfiants alors que doit s'ouvrir courant septembre une large concertation sur le métier d'enseignant.
"L'organisation du temps de travail et de service (des enseignants) doit être améliorée", a expliqué le ministre, jugeant que la différence de temps passé devant les élèves par les certifiés (Capes, bac + 4, 18 heures hebdomadaires) et par les agrégés (agrégation Bac + 5, 15 heures), "n'a de sens que s'il y a des différences de missions".
Lundi, avec les enfants scolarisés en primaire à Paris, Bertrand Delanoë a fait sa rentrée, en soulignant que 28 écoles et 4 collèges avaient été construits lors de son mandat.
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