MARSEILLE (AFP) — La chambre militaire du tribunal correctionnel de Marseille rendra le 17 novembre son jugement contre cinq gradés du porte-avions Charles de Gaulle après un accident en 2001 qui a fait deux blessés dont un toujours dans le coma, a annoncé mercredi sa présidente Lucie Chapus-Berard.
Mardi des peines avec sursis de un an à quinze mois de prison assorties d'une amende de 1.500 euros avaient été requises contre les gradés qui encouraient jusqu'à deux ans de prison et 30.000 euros d'amende pour blessures involontaires.
Le 8 novembre 2001, lors d'une intervention sur une caisse d'eaux usées, deux marins avaient été intoxiqués à l'hydrogène sulfuré (H2S). L'un d'entre eux, Sébastien Pisani, est toujours dans le coma. L'autre, Franck Froehlinger, a eu un arrêt-maladie de 18 jours.
Quinze mois avec sursis ont été requis contre l'enseigne de vaisseau Alain Valenti qui n'a pas transmis à son subordonné Eric Manuaut un message émis dans la Marine le 10 août 2001 après un accident similaire non mortel sur le navire Georges Leygues.
Un an avec sursis a été requis contre le major Manuaut, chef direct des victimes, le lieutenant de vaisseau Jean-Guy Berriet, le capitaine de vaisseau Bernard Jacquet et le capitaine de vaisseau Marc Bramaud du Boucheron à l'époque commandant en second du navire. Le commandant, le contre-amiral Richard Laborde, était témoin assisté.
Les avocats de la défense ont demandé la relaxe de leurs clients, estimant que leur responsabilité n'était pas engagée car le message du 10 août n'était pas rédigé de manière claire. Ils soutiennent que leurs clients ignoraient à l'époque les risques liés au H2S et pensaient suffisantes les mesures de précaution déjà prises pour les interventions dans les caisses d'eaux usées.
Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés. Plus »
