PARIS (AFP) — La Bourse de Paris a terminé en baisse jeudi, le CAC 40 cédant 1,38%, dans un marché déprimé par une avalanche de mauvaises nouvelles, concernant tant les entreprises, et particulièrement le secteur automobile, que le contexte macroéconomique européen et américain.
L'indice vedette a perdu 60,75 points à 4.347,99 points, dans un volume d'échanges de 6 milliards d'euros. C'est la première baisse enregistrée par le CAC 40 depuis le 15 juillet.
"On avait tous les espoirs de continuité (de la hausse entamée depuis une semaine, ndlr) ce matin, même si on avait déjà pris 300 points en ligne droite. On doit peut-être respirer dans un marché qui reste baissier", a commenté un vendeur d'actions d'une société indépendante.
Des mauvaises nouvelles ont inversé la tendance du CAC 40 qui avait ouvert en légère hausse.
Le secteur automobile s'est retrouvé attaqué après la révision de ses objectifs par Renault, puis les lourdes pertes annoncées par Ford et l'avertissement sur ses résultats lancé par Daimler.
Plusieurs statistiques européennes sont venues ternir le tableau. Le moral des investisseurs en nette baisse en Allemagne, en France et en Italie fait craindre une récession, tout comme l'indice composite des directeurs d'achats (PMI) en zone euro ressorti sous les attentes.
Aux Etats-Unis, les chiffres n'étaient pas plus réjouissants, avec le bond des demandes hebdomadaires d'allocations chômage de 34.000 au cours de la semaine close le 19 juillet.
Les ventes de logements anciens y ont de plus fortement baissé en juin, en dépit d'une poursuite de la baisse des prix, confirmant la crise du secteur immobilier qui pèse depuis des mois sur l'ensemble de l'économie américaine.
Renault (-3,35% à 55,90 euros) et Peugeot (-7,22% à 32,38 euros) ont creusé leurs pertes tout au long de la séance, après les annonces de Ford et Daimler, venues s'ajouter à celle de Renault, qui ont douché l'optimisme suscité la veille par les résultats de Peugeot, Volkswagen et Fiat.
Michelin (-1,93% à 47,28 euros), Faurecia (-5,59% à 25,85 euros) et Valeo (-4,47% à 21,17 euros) souffrent dans leur sillage.
Total (-2,79% à 47,67 euros), principale pondération de l'indice vedette, a pesé sur le marché en raison du net recul des prix du pétrole.
PPR (+5,26% à 70,10 euros) a affiché la plus forte hausse des valeurs vedettes grâce à ses ventes du deuxième trimestre, les analystes saluant en particulier le chiffre d'affaires de sa branche luxe.
Pernod Ricard (+3,04% à 58,68 euros) est monté, la révision en hausse de ses prévisions de résultat opérationnel l'emportant, aux yeux des investisseurs, sur ses ventes annuelles un peu décevantes.
EDF (-3,22% à 51,45 euros) s'est nettement replié. La BBC indiquait jeudi que le groupe français et le britannique Centrica annonceront probablement en début de semaine prochaine le rachat de British Energy, l'opérateur nucléaire britannique, pour au moins 12 milliards de livres (15 milliards d'euros).
BNP Paribas (-1,44% à 64,76 euros), Crédit Agricole (-0,34% à 14,62 euros) et Société Générale (+0,06% à 62,04 euros) ont réservé un accueil contrasté aux résultats de Credit Suisse, qui est retournée dans le vert au deuxième trimestre.
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