Thon rouge: réunion à Bruxelles pour indemniser les pêcheurs

PARIS (AFP) — Une réunion est prévue vendredi entre la direction française des Pêches et la Commission européenne, qui sera suivie d'une rencontre la semaine prochaine entre les pêcheurs de thon rouge et le ministère de la Pêche, ont indiqué jeudi des sources concordantes.

"On se revoit mercredi à Paris. On attend jusqu'à jeudi soir (17 juillet, ndlr) avant de bloquer de nouveau les ports", a déclaré Mourad Kahoul, président du Syndicat des thoniers méditerranéens, au terme d'une réunion de plus de cinq heures avec le conseiller pêche du ministère de la Pêche.

Le ministère de l'Agriculture et de Pêche a indiqué de son côté que la prochaine réunion avec les pêcheurs pourrait avoir lieu le 17 ou 18 juillet.

Cette troisième réunion sera l'occasion d'évoquer les indemnisations éventuelles des pêcheurs et de présenter les conclusions de la Commission européenne sur ce dossier, selon le ministère et M. Kahoul.

La rencontre entre la direction des Pêches et la Commission européenne vendredi va permettre "de tirer au clair ce problème de chiffres", a-t-on indiqué au ministère.

"Nous sommes dans un cas de figure qui ne s'est jamais produit: certains pêcheurs n'ont rien pêché ou déclarent ne rien avoir pêché. Nous voulons la vérité sur ce qui s'est vraiment passé. La Commission dit que les gens ont pêché, nous on pense que non", a-t-on réaffirmé au ministère.

Selon le ministère, la réunion qui a eu lieu jeudi a permis de faire un bilan "très clair" sur les chiffres avec les pêcheurs.

Elle fait suite à une première rencontre entre les pêcheurs et le ministère la semaine dernière, qui n'avait pas donné satisfaction au syndicat et avait conduit au blocage partiel du port de Marseille. Le blocage a été levé vendredi.

Les pêcheurs réclament des indemnisations pour la fermeture anticipée de la pêche au thon rouge décidée par Bruxelles à la date du 16 juin - au lieu du 30 juin - au motif que les quotas pour cette espèce en voie de raréfaction avaient été dépassés, ce qu'ils récusent.

"On veut tuer la pêche française. Si la Commission européenne avait des preuves sur les dépassements de quotas, elle les auraient mises depuis longtemps sur son site internet", a affirmé M. Kahoul.