MONTELIMAR (AFP) — Le Haut-commissaire des solidarités actives, Martin Hirsch, invité samedi à Montélimar de l'université d'été du Parti radical de Jean-Louis Borloo, a défendu son projet de RSA, s'en prenant aux "girouettes" de la majorité qui "étaient pour" et "sont contre aujourd'hui".
"Je n'ai pas changé un iota de position. En revanche, ceux qui étaient pour, à un moment donné, et qui sont contre ou mi-figue mi-raisin, aujourd'hui, c'est eux qui jouent les girouettes", a lancé le ministre proche de Jean-Louis Borloo. L'expérimentation du RSA avait été inscrite par Jean-Louis Borloo en 2005 dans son Plan de Cohésion sociale, alors qu'il était membre du gouvernement Raffarin.
M. Hirsch répondait aux critiques exprimées ces derniers jours par plusieurs députés de la majorité, opposés au financement du dispositif par une taxation du revenu du capital, notamment le député UMP de la Drôme, Hervé Mariton.
A ce dernier qui se dit favorable au RSA mais contre son mode de financement M. Hirsch a répondu : "Mais l'un va avec l'autre. C'est un effort".
"On ne lutte pas contre la pauvreté sans effort, ni sans partage! a-t-il lancé à la tribune", devant ses collègues Rama Yade et Jean-Marie Bockel, le conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, et 800 militants valoisiens réunis jusqu'à dimanche à Montélimar.
"C'est pour ça qu'on pouvait se battre, et qu'on devait se battre sur cette idée qui consiste à mettre la petite marche suivante au moment du retour au travail. Pour ne pas faire en sorte qu'on dégringole un an après", a ajouté l'ex responsable d'Emmaüs.
Selon lui, le RSA c'est "intégrer dans le marché du travail beaucoup plus de personnes sans les condamner à être des travailleurs pauvres".
Quant à la taxe supplémentaire : "La moitié des Français ne payeront rien et dans la moité des Français qui payeront quelque chose, il y en a 70% qui payeront moins de 20 euros par an". "Je peux vous garantir que le jeu en vaut la chandelle", a-t-il lancé sous les applaudissements.
Il a souligné que cette idée émanait d'une "commission dans laquelle il y avait des syndicats, des associations, des responsables politiques de droite et de gauche".
Après le secrétaire général, Laurent Hénart, le porte-parole du Parti radical a promis à M. Hirsch "la solidarité" des "valoisiens" "dans le combat qui va devoir être mené pour la mise en place définitive de cette mesure".
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