PARIS(AFP) (AFP) — Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, a estimé lundi à propos de la crise bancaire aux Etats-Unis que "c'est le moment d'avoir une réflexion" sur les taux, sur les partenaires commerciaux, mais aussi sur une réindustrialisation de l'Europe.
"C'est le moment d'avoir une réflexion sur les taux d'intérêt" européens, a-t-il déclaré lors du point de presse hebdomadaire de l'UMP. Le "différentiel" des taux entre l'Europe et les Etats-Unis est "un obstacle à notre croissance", a-t-il ajouté.
Selon M. Devedjian, la crise financière américaine est également "une incitation pour l'Europe à aller chercher des partenaires économiques, ailleurs dans le monde".
"Il faut aussi une réponse industrielle en Europe" a-t-il déclaré en plaidant pour une réindustrialisation de la France mais aussi "sans doute de l'Europe".
Jugeant la crise américaine "extrêmement dangereuse", il a toutefois estimé que "nous (en France) ne sommes pas menacés d'un risque systémique, ni d'un risque d'effets en chaîne comme aux USA", grâce selon lui à "un système prudentiel plus fort, plus rigoureux, moins audacieux aussi".
Saluant le "pragmatisme" des Américains qui "agissent sans idéologie", le patron de l'UMP a cité la politique monétaire de la Fed, et la récente mise sous tutelle des deux piliers du refinancement hypothécaire, Fannie Mae et Freddie Mac.
"Ils ont nationalisé purement et simplement deux établissements en difficulté". "Ils ont fait en quelque sorte du socialisme", a déclaré le patron de l'UMP, citant le député PS Jean-Pierre Balligand, qui "s'amusait du fait que le PS était moins socialiste que Bush".
Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés. Plus »
