La Bourse de Paris a fini en repli, nouvelles craintes sur les financières

PARIS (AFP) — La Bourse de Paris a fini en forte baisse mercredi, le CAC 40 reculant de 1,38% et pâtissant d'indicateurs européens décevants, ainsi que des craintes de nouvelles augmentations de capital dans le secteur bancaire.

L'indice parisien a cédé 68,64 points à 4.915,07 points, dans un volume de transactions modeste de 5,4 milliards d'euros, au cours d'une séance très volatile qui l'a vu fluctuer dans un couloir d'une centaine de points, entre 4.867,09 (-2,34%) et 4.962,68 points (-0,42%).

La place parisienne a souffert des déceptions sur les ventes de détail en zone euro, en baisse de 0,6% en volume en avril par rapport à mai, d'autant plus mal reçues qu'elles témoignent d'un net recul de l'Allemagne, première économie de la zone.

L'indice s'est cependant redressé en fin de séance grâce à la bonne tenue des marchés américains, tirés par la publication de l'enquête mensuelle du cabinet de ressources humaines ADP, qui a montré une résistance inattendue de l'emploi américain dans le secteur privé en mai.

Total (-3,81% à 53,78 euros), qui représente 13,8% du CAC 40, a fortement pesé sur la tendance malgré des informations de presse affirmant que le groupe est sur le point de signer un accord de développement d'un gisement pétrolier et gazier offshore en Azerbaïdjan, avec la compagnie publique Socar.

BNP Paribas (-0,77% à 63,87 euros), Crédit Agricole (-1,13% à 16,68 euros), Dexia (-1,75% à 14,62 euros) et Société Générale (-1,68% à 63,64 euros) ont suscité la méfiance des investisseurs, sur fond de rumeurs de nouvelles augmentations de capital.

Carrefour (+0,68% à 45,69 euros) a monté après l'annonce d'une modification de ses statuts pour devenir une "société à conseil d'administration", que son conseil de surveillance doit faire voter en juillet.

Bouygues (-6,74% à 47,98 euros) a dégringolé après avoir gagné 30% en avril et mai, malgré un bénéfice net en hausse de 17% au premier trimestre à 224 millions d'euros, sans surprise pour les analystes.

Peugeot (-0,65% à 39,79 euros) et Michelin (-0,95% à 54,39 euros) ont été pénalisés par une note de la Société Générale redoutant l'impact, sur les marges des constructeurs, de la hausse des matières premières et notamment de l'acier.

Renault (+1,44% à 65,66 euros), en revanche, a profité de la hausse des ventes de sa filiale Nissan aux Etats-Unis.

Air France-KLM (+5,64% à 17,43 euros), "extrêmement volatile" depuis plusieurs semaines, selon Yves Marçais, a profité du reflux des cours du brut et de déclarations du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, favorable à une alliance avec Alitalia.

TF1 (-2,69% à 13 euros) a souffert d'un abaissement de la recommandation d'ABN Amro à "vendre", la banque néerlandaise estimant que les perspectives de la chaîne sont plutôt mauvaises après un début d'année difficile.

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