Présidentielle libanaise: Kouchner poursuit ses entretiens à Beyrouth

BEYROUTH (AFP) — Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner poursuivait mercredi à Beyrouth ses entretiens avec des dirigeants libanais des deux camps lors d'une nouvelle visite destinée à les convaincre de mettre fin à la vacance présidentielle, selon des sources officielles.

Il a rencontré le Premier ministre soutenu par l'Occident Fouad Siniora, après avoir vu la veille le président du Parlement Nabih Berri, un ténor de l'opposition appuyée par Damas et Téhéran, le chrétien Michel Aoun, autre chef de l'opposition et candidat à la présidence, ainsi que le chef de la majorité parlementaire antisyrienne Saad Hariri.

Il s'est aussi entretenu avec l'influent patriarche maronite, Nasrallah Sfeir, chef de l'Eglise la plus puissante au Liban, dont est issu le président, selon des sources officielles.

Le Liban est sans président depuis le 24 novembre après le départ du pro-syrien Emile Lahoud au terme de son mandat.

Pour son septième déplacement à Beyrouth depuis sa prise de fonction en mai, le ministre français des Affaires étrangères doit également rencontrer mercredi le chef de l'armée, le général Michel Sleimane, qui semble en bonne position pour remporter l'élection du président par le Parlement.

Le chef de l'armée a obtenu le soutien officiel de la majorité antisyrienne. Si l'opposition menée par le Hezbollah n'a pas encore annoncé son appui à cette candidature, M. Aoun n'y a pas émis d'objection, à condition qu'il occupe la présidence uniquement pour deux ans, soit jusqu'aux législatives de 2009.

Le mandat présidentiel est de six ans non renouvelable.

Une nouvelle séance parlementaire consacrée à l'élection a été fixée à vendredi, mais nombreux sont ceux au Liban qui s'attendent à un septième report.