Le New York Times va supprimer 100 postes dans sa rédaction
NEW YORK (AFP) — Le New York Times va supprimer 100 postes dans sa rédaction, pour parvenir à respecter ses objectifs financiers, a indiqué le grand quotidien new-yorkais jeudi.
Les suppressions de postes se feront par "non remplacement des départs, par incitations au départ et si besoin par licenciements", a indiqué le directeur opérationnel Bill Keller, cité dans le quotidien.
Le New York Times emploie 1.332 personnes dans sa rédaction, ce qui est le niveau le plus élevé de son histoire et beaucoup plus qu'aucun des autres quotidiens, qui emploient autour de 900 personnes en moyenne.
Le quotidien a précisé qu'il agissait sous la pression des actionnaires, et notamment de deux fonds d'investissement ayant récemment acquis près de 10% du capital de la société, qui veulent le voir améliorer son résultat.
Le groupe New York Times a enregistré un bénéfice de 209 millions de dollars pour un chiffre d'affaires de 3,2 milliards en 2007.
Cependant, la baisse des revenus publicitaires et les dépenses causées par la couverture de la guerre en Irak et par une campagne présidentielle inhabituellement longue aux Etats-Unis pèse lourdement sur les comptes du groupe.
Le New York Times souffre aussi de la concurrence accrue du Wall Street Journal, qui a intensifié sa couverture politique depuis le rachat par Rupert Murdoch.
"Pour atteindre nos objectifs budgétaires, nous allons devoir en faire un peu moins, et à chaque fois que nous en faisons moins nous perdons un peu de notre avantage", a déploré M. Keller.

