Réforme des ports autonomes: perturbations au Havre, à Rouen et à Nantes
LE HAVRE (AFP) — L'activité a été de nouveau perturbée vendredi dans plusieurs ports autonomes par une grève appelée par la CGT contre le projet de réforme des ports notamment son chapitre concernant le transfert au privé des grutiers, a-t-on appris auprès de la CGT et des ports.
Si l'activité était perturbée au Havre, Rouen ou Nantes/Saint-Nazaire, elle a été "assurée dans tous les secteurs du port" de Marseille/Fos même si "les secteurs marchandises connaissent des cadences ralenties", selon la direction du Port autonome de Marseille. Dunkerque et Calais n'ont pas été touchés par la grève vendredi.
Au Havre, cette grève de 24 heures, commencée à 06H00, a entraîné l'arrêt de la manutention sur tous les terminaux à conteneurs qui constituent la principale activité du second port français après Marseille. Elle doit être suivie par une autre s'étendant de samedi 15H00 à dimanche 15H00.
En revanche, les tâches de sécurité, l'accueil des paquebots de croisière, les liaisons par car-ferry avec la Grande-Bretagne et la manutention des produits pétroliers ont été assurés.
Selon le directeur du port autonome, Jean-Marc Lacave, ce mouvement qui s'est traduit aussi depuis lundi par deux grèves de nuit et le refus d'effectuer les heures supplémentaires commence à "peser" sur l'activité du port. "Cette semaine nous allons réaliser seulement 15.000 mouvements de conteneurs contre 27.000 en temps normal", a-t-il précisé.
A Rouen, la grève prévue pour durer 24 heures jusqu'à samedi O7H00 a entraîné des retards dans les opérations de manutention d'un porte-conteneurs et de trois cargos. En revanche, les silos à céréales et les terminaux pétroliers n'ont pas été affectés par le mouvement.
A Nantes-Saint-Nazaire, cinq navires sont restés bloqués à quai et deux en attente en mer en raison de la grève de 24 heures. La CGT a précisé que "les personnels ne travailleront pas durant le week-end".
Les ports autonomes sont perturbés depuis début avril par des grèves contre un plan de relance qui prévoit notamment une reprise des investissements de l'Etat et le transfert vers le privé des terminaux et de leurs personnels encore sous statut public.

