"Vigilance républicaine" : contre-appel de Roger Karoutchi

PARIS (AFP) — Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a répliqué mardi à l'appel à la "vigilance républicaine" cosigné par des personnalités de gauche et de droite, en appelant à "restaurer le débat démocratique" dans "un esprit apaisé".

Dans une déclaration à l'AFP, il juge "dangereux pour la démocratie d'utiliser et de multiplier les attaques personnelles contre le chef de l'Etat pour essayer de déstabiliser son action politique".

"Il faut respecter l'expression récente du suffrage universel, source et origine des pouvoirs du président de la République, du Parlement et du gouvernement", insiste-t-il.

"Parce qu'il faut raison garder et que les expressions de +Comité de vigilance+ ou de +Résistance+ ont une connotation historique reconnue, j'appelle tous les élus à restaurer le débat démocratique et républicain au-delà des appartenances partisanes, dans un esprit apaisé de recherche du bien commun", explique M. Karoutchi.

Dans le même esprit, le président du groupe UMP au Sénat, Henri de Raincourt, a appelé mardi à "une véritable +vigilance républicaine+ pour respecter le choix des Français".

"La multiplication des mises en cause du chef de l'Etat, au-delà des limites inhérentes au légitime débat politique qui sied à une démocratie comme la nôtre, constitue aujourd'hui une atteinte inacceptable à notre pacte républicain", écrit-il dans un communiqué.

"Le groupe UMP du Sénat appelle solennellement l'ensemble des responsables politiques à une véritable +vigilance républicaine+ pour respecter le choix démocratique des Français et souhaite réaffirmer sa pleine confiance dans l'action du chef de l'État et son soutien au gouvernement", ajoute-t-il.

L'hebdomadaire Marianne a publié samedi un "appel à la vigilance républicaine", qui accuse, sans le nommer, Nicolas Sarkozy de "dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective".

L'appel a été signé notamment par l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, Ségolène Royal (PS), François Bayrou (MoDem) et Bertrand Delanoë (PS).

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